La 4G+ arrive en France. C'est plus rapide ? Plus cher ? Compatible avec mon téléphone ?

Un an et demi après le lancement de la 4G, la norme réseau s’améliore avec la 4G+, aussi appelée LTE-Advanced. Derrière ce nom qui rappelle l’époque de la 3G et de la 3G+ se cache en fait une technologie assez proche sur le principe du Dual Carrier : il s’agit de grouper deux bandes de fréquences afin d’augmenter considérablement le débit. Pour rappel, les fréquences allouées à la 4G en France sont celles des 800, 1 800 (uniquement pour Bouygues) et 2 600 MHz. Dans une configuration 4G+, le terminal compatible va alors conglomérer, par exemple, les fréquences 800 et 2 600 MHz pour profiter de débits plus importants.

Les chiffres ont de quoi ravir les amateurs de vitesse : Orange et Bouygues, les deux opérateurs qui ont pour l’instant communiqué sur le sujet, annoncent un téléchargement pouvant aller jusqu’à 220 Mbit/s. C’est plus du double de ce que permet la norme 4G actuellement (100 Mbit/s), de quoi garantir une navigation toujours plus rapide, largement supérieure aux connexions ADSL domestiques.

La guerre des villes est rouverte

Il s’agit bien entendu d’un débit maximum théorique, qui n’est pas systématiquement atteint selon les conditions d’utilisation. Plus concrètement, Laurent Bénatar, Directeur Technique d’Orange, nous explique que les clients du premier opérateur français devraient constater une amélioration de la vitesse comprise entre 20 et 30 % par rapport à la 4G. Lors d’un récent test mené dans l’Eure, ses équipes sont parvenues à atteindre 223 Mbit/s en déplacement.

Par définition, cette technologie nécessite que les sites prennent en charge au moins deux fréquences compatibles 4G. Par conséquent, du travail est parfois nécessaire sur les antennes et le déploiement devrait prendre un peu de temps. Bouygues est en tout cas le premier à ouvrir commercialement la 4G+ dès aujourd’hui dans 7 villes : Lyon, Bordeaux, Grenoble, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Malakoff et Rosny-sous-Bois. D’ici la rentrée, les 16 plus grandes villes de France devraient être couvertes à leur tour.

Du côté d’Orange, Strasbourg et Toulouse seront les deux premières villes ouvertes, et ce dès juillet, tandis qu’une partie des grandes villes, y compris Paris, devront suivre d’ici la fin de l’année. En terme de couverture 4G, Bouygues en profite pour rappeler qu’il profite toujours de la plus large avec 69 % de la population couverte, bien qu’Orange l’ait dernièrement dépassé en nombre d’antennes.

VOLTE, ou la « Full 4G »

L’arrivée de la 4G+ devrait surtout coïncider avec l’arrivée d’une amélioration concernant non pas la data pour une fois, mais la voix. Il s’agit de l’implémentation de la VOLTE, ou Voice Over LTE. Jusqu’à aujourd’hui, la voix ne transite pas par la 4G, mais sur la 2G ou la 3G. Dès la réception d’un appel, le téléphone passe sur le bon réseau pour l’acheminer correctement.

Avec VOLTE, la 4G ne sera plus déconnectée. Il sera du coup possible de continuer son appel en même temps que l’on naviguera sur Internet. L’amélioration de la qualité des appels serait par ailleurs significative. Bouygues et Orange comptent tous deux sur le printemps 2015 pour le début du déploiement.

Une technologie, mais pas de terminal

Ces innovations sont certes alléchantes, mais aucun terminal n’est pour l’instant compatible, les premiers smartphones 4G+ ne sont pas attendus avant la rentrée. Du côté de Bouygues, le grand public aura accès à partir du 1er juillet au routeur mobile Bbox Nomad 4G+, l’un des seuls équipements compatibles pour le moment, fabriqué par Huawei. Orange suivra durant l'été, également avec un Domino Huawei. Bouygues comme Orange assurent que la 4G+ sera proposée sans surcout. Ce dernier par contre, ne la proposera dans un premier temps, que pour les forfaits Let's Go, « data only ». Le fait qu’aucun téléphone ne soit compatible pour l’instant motive en partie cette décision.

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