La course entre Rogers et Bell

Cela pourrait être le titre d'un épisode de la « Petite Maison dans la Prairie », mais il s'agit plutôt de réseau de télécommunication en pleine bataille juridique. Or avec le haut débit déployé de plus en plus massivement, on en oublie facilement qu'un secteur peine encore à dépasser les 56 kb/s, celui de la téléphonie mobile. Un temps révolu...

Le lièvre et la tortue


Roger est un nom qu'on assimile aux lapins dans les pays anglophones, comme nous pensons 'chien' dès que Médor est prononcé. C'est pourquoi Bell, détenteur d'un réseau sans fil basé sur la technologie CDMA (Code Division Multiple Access -- Accès Multiple par Répartition en Code), a utilisé cette image pour une petite pub comparative entre lui et son concurrent. On peut voir à la télévision américaine un fauve courir contre un pauvre léporidé, qui se fait au final avaler et recracher négligemment.

Derrière cette image se cache une réalité partielle, le réseau de Bell est cinq fois plus rapide que celui de Rogers, basé sur le GSM (Global System for Mobile – Système Global pour Téléphone Mobile). Une attaque en règle qui ne fait pas rire ce dernier, répliquant avec ce qu'on sait faire de mieux aux USA : il porte plainte comme victime d'une « offense majeure ». Il faut dire que sa future offre de réseau HSDPA (High-Speed Downlink Packet Access – Accès à par Paquet Descendant à Haute Vitesse) prévoit d'atteindre en mars 3,8 mégabits/seconde, soit 60 fois plus qu'une connexion de base à 56k. Il est certain qu'une telle publicité la veille de la sortie en grande pompe d'un nouveau produit a du mal à passer, même si on sait qu'on est encore loin de la puissance des réseaux japonnais.

Quant à l'arrivée en Europe de ces petites merveilles... La téléphonie 3G venant à peine de trouver son souffle, mieux vaut ne pas trop rêver.

Source : Canoë.com
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