Ontrack sauve un disque dur de Columbia

Le Seagate du CVX-2Les données d’un disque dur embarqué dans le voyage fatal de la navette Columbia viennent d’être récupérées après plusieurs années de travail.

Un Segate de 400 Mo dans une navette spatiale

Traînée de débris de Columbia capté par un radar météorologiquePour rappel, la navette américaine s’est désintégrée lors de son entrée dans l’atmosphère le 1er février 2003, tuant ses sept membres d’équipage. Cette tragédie a été attribuée à une dégradation du bouclier thermique de la navette lors du décollage de celle-ci. Avec cette mission spatiale, des chercheurs voulaient mesurer le comportement du gaz Xenon en état de micro-gravité.

Les résultats de ces tests étaient alors stockés sur le fameux disque dur. Pour la petite histoire, il s’agissait d’un modèle des plus classique, un Seagate 400 Mo enfermé dans un boîtier en métal.

99 % des données restaurés

Autre vue du Seagate 400 MoRobert "Bobby" Berg, directeur de l’expérimentation CVX-2 (Critical Viscosity of Xenon), explique qu’après la destruction de la navette, « Nous assumions qu’il (le disque dur) était tombé de son boîtier et avait brûlé et c’était tout. » Néanmoins, par la suite, des ingénieurs ont retrouvé le composant informatique dans des débris de la navette tombés en Colombie.

Celui-ci fut alors immédiatement envoyé à l’entreprise Ontrack Data Recovery de Mineapolis pour tenter de récupérer les résultats qui y étaient stockés. Après plusieurs années de labeur, 99 % des données du « Seagate de l’espace » ont été récupérées alors que l’état extérieur du disque ne laissait que peu de chance à cette opération. Après un tel exploit, on comprend aisément pourquoi sont fabriquées des machines à détruire les disques durs comme le Hard Disk Crusher.