Warner rejette la proposition de Steve Jobs sur les DRM

La situation n’est décidément pas prête de bouger de manière significative. La semaine dernière, Steve Jobs publiait sur le site d’Apple une lettre ouverte dans laquelle il expliquait que les DRM freinaient les ventes de musique et leur intérêt pour le grand public (cf. notre actualité : Steve Jobs milite contre les DRM). Il n’hésite pas dans son courrier à mettre en cause les maisons de disque et leur obstination dans cette voie, et propose certaines solutions, dont l’abandon définitif des DRM, une solution que la Warner refuse catégoriquement.

Des avis très divers chez les majors

On ne sait plus vraiment à quoi s’attendre dans cette bataille pour le DRM qui semble s’engager. Alors que les vendeurs de musiques en ligne capitulent peu à peu et passent doucement vers un modèle sans DRM, les majors sont encore bien mitigées à ce propos. On prendra l’exemple d’EMI, dont l’image qu’il renvoie s’éloigne de plus en plus de celle des DRM, tandis que la Warner se montre définitivement contre un abandon de ces mesures de protection. La maison de disque a en effet tenu à faire connaître son désaccord avec la lettre de Steve Jobs et les mesures publiées par le président de la firme à la Pomme.

Steve Jobs critiqué par la Warner

Edgar Bronfman, président de Warner Music, estime les propositions de Steve Jobs « sans logique ni mérite ». Sans doute, mais lui se donne au moins la peine de faire des propositions. Rappelons que Steve Jobs annonçait deux principales propositions dans sa lettre. La première consistait en une ouverture de son format de protection, le « FairPlay », afin que d’autres constructeurs et éditeurs puissent intégrer cette technologie dans leurs solutions. Mais cette solution se serait avérée très difficile à mettre en place et à maintenant, par exemple dans le cas d’une mise à jour après le crack d’un pirate. La seconde proposition de Jobs prône un abandon pur et simple des DRM, une décision qui est loin de convaincre la Warner, qui édite entre autres de gros artistes comme Madonna ou Green Day. Or, inutile d’espérer un abandon de ces technologies si les majors ne parviennent pas à se mettre d’accord sur une telle mesure...

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  • brougnator
    Ca sert à que dalle les drm. Aucune protection ne sera jamais efficace étant donné qu'il faut que l'on puisse lire ce que l'on a acheté. Le pirate a donc en sa possession un fichier protégé avec le décodeur et peut donc étudier la protection pour la casser.

    héhéhé vive le numérique.
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