Le déploiement de Free Mobile à la traîne ?

Dimanche 13 janvier, Fleur Pellerin (Ministre délégué à l'Économie Numérique) a accordé un entretien aux Échos. À cette occasion, Free Mobile a été évoqué, la ministre saluant au passage « l'impact (…) positif sur le pouvoir d'achat des Français ».

Mais tout n'est pas rose pour l'opérateur, qui aurait « pris du retard dans ses déploiements par rapport à ce que le groupe avait annoncé ». En effet, Fleur Pellerin indique que, selon l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR), Free Mobile dispose de 1 779 antennes au 1er janvier 2013, loin de l'objectif des 2 500 fixé pour la fin 2012. Ce retard serait essentiellement urbain, dû aux difficultés rencontrées notamment face aux blocages des municipalités et des associations de riverains.

Depuis cette interview, certaines sources annoncent des chiffres supérieurs, tels que antennesmobiles.fr, qui indiquent pourtant s'appuyer sur des chiffres de l'ANFR. À bien y regarder, le chiffre de 2 277 est effectivement récupéré du site de l'ANFR … tout comme celui de 1 779. Auquel se fier ? En réalité, le chiffre 2 277 correspond aux « accords ANFR », c'est-à-dire le nombre d'accords d'implantations délivré par l'ANFR, et non d'antennes finalisées. Ces dernières sont répertoriées comme étant « En service », soit 1 779 au 1er janvier.

Mais même avec 1 779 antennes en service, Free tient ses engagements vis-à-vis des obligations de sa licence 3G, qui ne concerne que la qualité du réseau. D'ici à 2015, l'opérateur devra assurer 75% de couverture, un objectif qui est cette fois bien lié à sa licence.