Google Street View s'invite à Fukushima

Le projet Google Street View ne semble pas avoir de limite : en Antarctique, à la montagne ou dans les mers, les capteurs photo de Google trouvent toujours un moyen d'arriver à leurs fins. Actuellement, la firme travaille dans une zone laissée morte suite à l'accident nucléaire de Fukushima, il y a deux ans déjà.

La ville de Namie est donc sous le regard des appareils après avoir également été touchée par le tremblement de terre - de magnitude 9.0 sur l'échelle de Richter. Les images rendues disponibles par Google tendent à montrer qu'elle est restée dans un état relativement propre malgré les dégâts subis par certains bâtiments.


Un devoir de mémoire


L'initiative de quadriller cette zone vient du maire de la ville, Tamotsu Baba, une information qu'un porte-parole de Google a pu confirmer à The Register. Depuis son blog japonais, Google indique espérer que « la publication d'image panoramique de Namie permettra aux gens de réaliser dans quel état se trouve actuellement la ville afin de découvrir ce qui s'y est passé ».

Le projet devrait être bouclé dans une quinzaine de jours « si le temps le permet ». Pour autant, la réhabilitation de la ville semble encore très loin, dans probablement plus d'une décennie. Après l'incident, le sol affichait une valeur de Césium de l'ordre de 4 millions de becquerels par kilo sachant que le niveau naturel se situe entre 1 et 1 000 becquerels … par gramme.


Google Street View Namie

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  • aze555666
    Citation:

    Après l'incident, le sol affichait une valeur de Césium de l'ordre de 4 millions de becquerels par kilo sachant que le niveau naturel se situe entre 1 et 1 000 becquerels … par gramme.

    Autant donner les deux valeurs dans la même unité.
    Donc :
    - niveau après l'incident : 4.10^3 bq/g || niveau naturel : 1 à 1.10^3 bq/g
    ou
    - niveau après l'incident : 4.10^6 bq/kg || niveau naturel : 1.10^3 à 1.10^6/kg

    Donc niveau après l'incident = 4 fois le max naturel. Je me serait attendu à plus.

    Second point : les becquerels ne sont pas une valeur de césium mais une mesure de la rédioactivité ... provoquée par tout ce qui peut se trouver là, y compris le Césium de l'incident, la radioactivité naturelle, et d'éventuels autres matériaux de l'incident.


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    Ce qui serait intéressant, c'est de comparer ça à la répartition isotopique du césium donc il est question : le 134 a une demi vie de 2 ans, le 137 de 30 ans, et le 135 de 2 300 000 ans. Il faut aussi connaitre la radioactivité naturelle du site.
    Cette répartition connue (elle doit l'être mais j'ai la flemme d'aller chercher plus loin que l'article, là tout de suite), on pourra calculer combien de temps il faudra pour que la radioactivité revienne à un niveau équivalent au max naturel.
    Exemple simple : si on a surtout du 134 avec des quantités négligeables des autres etu ne radioactivité naturelle quasi nulle, il faut 4 ans pour revenir à 1000bq/g, l'équivalent du naturel max.
    Exempls plus compliqué : les 4000 contiennent 500 de naturel, on a 50% de 134 et 50% de 137. Il faut alors un peu moins de 60 ans pour revenir à 1000bq (le 134 aura quasiment disparu avec ses 1750 bq, le 137 aura été divisé par 4 jusqu'à 437 qui, ajoutés aux 500 naturels, font un total sous les 1000).
    Exemple pessimiste : on a tout plein de 135, dans une proportion qui fait que la disparition du 134 et 137 ne suffisent pas à descendre sous 1000. On n'a plus qu'à attendre des millions d'années.
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