54 ans, professeur et pirate selon l'Hadopi

Robert ThollotRobert ThollotUn professeur de 54 ans est convoqué le 12 octobre par la Commission de protection des droits pour avoir téléchargé un titre de David Guetta, un autre de Rihanna ainsi qu’une copie du film Iron Man 2. Il risque une amende de 1500 euros ainsi que la coupure de sa connexion Internet.

Robert Thollot, professeur de sciences économiques et sociales au lycée François Mauriac-Forez à Andrezieux-Bouthéon est suspecté d’avoir téléchargé illégalement des œuvres protégées via les réseaux Peer-to-Peer. Après les trois avertissements prévus par la riposte graduée de l’Hadopi, il est tombé dans le panier de la vingtaine d’internautes français dont les dossiers risquent d’être transférés devant un juge.

Ce quinquagénaire, abonné chez Free, se défend de tout manquement à la Loi sur les points qui lui sont reprochés. Robert Thollot argue que « j’ai 54 ans, je ne sais même pas comment on fait pour télécharger. Et puis David Guetta, Rihanna… ce n'est ni ma génération, ni mes goûts musicaux. Je préfère Maxime Le Forestier… Enfin, le jour où le film Iron Man 2 a été téléchargé, c'était à Paris et moi j'étais en cours au lycée ! C'est totalement ubuesque. » Car voilà, les forfaits n’ont pas été commis sur sa ligne Internet directe, mais via sa connexion Free Wi-fi. Cet accès Internet nécessite un identifiant et un mot de passe transmis par Free à son abonné. Il se peut que le professeur ligérien ait transmis ces informations personnelles ou les ait saisi sur son ordinateur. Dès lors, elles ont pu être dérobées.

Manque de prudence

Selon l’association SOS Hadopi qui s’est saisie de son dossier, « ce qu'on reproche à M. Thollot, c'est de ne pas avoir sécurisé son accès Wifi en changeant ses codes, mais ce qui lui est arrivé peut arriver à tout le monde ! » Néanmoins, les conditions générales de Free, rarement lues par les utilisateurs, conseillent de ne pas communiquer les identifiants Free Wi-fi.

Free a réagi à cette affaire. Le fournisseur d’accès a expliqué que M. Thollot aurait dû se rapprocher d’eux pour mettre en route une procédure de remise à zéro de son compte Free Wifi lors de ses premiers doutes. A l’heure actuelle, ce professeur souhaite poursuivre sa défense jusqu’à saisir « la Cour européenne de justice de Luxembourg et la Cour européenne des droits de l’Homme », selon ses propres mots.

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13 commentaires
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  • Sundevil
    Citation:
    c'était à Paris et moi j'étais en cours au lycée


    L'un n’empêche pas l'autre. On peut être au boulot et avoir un téléchargement qui tourne.

    Bon après effectivement, j'ai du mal à imaginer un prof télécharger rihana ^^
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  • Cidixy
    ou alors un de ces gosses tout simplement... --'
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  • sylvouxX@guest
    hadopi c'est mort ... n'importe quelle réseau wifi est craquable facilement. Les vraies pirates ne se gêneront pas. Tout ça pour dire que l'argent des contribuables est dépensé contre une lutte sans fin (...)
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