L'Internet japonais n'est pas tombé

Le réseau Internet japonais n’a pas lâché. Suite au séisme et au Tsunami qui ont secoué l’archipel ces derniers jours, seuls les réseaux de téléphonie mobile et fixe ont enregistré de fortes perturbations.

Google a mis à jour ses chiffres sur la fréquentation de son moteur de recherche par les internautes japonais. On n’y relève pas de baisse significative. D’ailleurs, si on compare le graphique Google du Japon à celui de la Libye, l’antre de Mouamar Khadafi est, elle, réellement perturbée.

Le reste de l'Asie n’a pas été touchée. On note simplement un léger vacillement en Corée du Sud le 11 mars.

Renesys, spécialiste de la surveillance Internet corrobore les données de Google : « Des opérateurs ont signalé des problèmes de trafic dus aux effets immédiats du tremblement de terre, mais malgré de terribles incendies, des inondations et des coupures électriques, le trafic se maintient : c'est remarquable »

Il faut attribuer cet exploit à l’installation particulièrement perfectionnée des infrastructures supportant le réseau. Conçu par l’armée américaine dans les années 60, le réseau japonais est censé résister à une attaque nucléaire ou une attaque ciblée. Durant la guerre froide, le Pentagone voulait pouvoir rester en contact avec ses bases éloignées et surtout les bombardiers nucléaires. Ainsi, des câbles renforcés sont enterrés sous la mer. Avec le récent tremblement de terre, ils ont été un peu malmenés, mais n’ont pas interrompus les liaisons Internet japonaises.

Internet mobilisé pour le Japon