Kim Dotcom : une intervention policière trop musclée

La chaîne néo-zélandaise 3News a diffusé hier une vidéo de l’arrestation de Kim Dotcom (en fin d'article). On y voit le déploiement très musclé des forces de police dans la propriété de l’ex-patron de Megaupload, ce que dénonce l’avocat de l’intéressé.

Il est tôt le matin du 20 janvier lorsque les palles d’un hélicoptère se font entendre sur le domaine de Kim Dotcom. Ce dernier ne s’affole pas. Comme il l’explique, il y est habitué, « ce n’est pas inhabituel que nous ayons des invités qui arrivent en hélicoptère. » Ce sont les gravillons qui sont projetés contre la fenêtre de sa chambre qui lui mettent la puce à l’oreille. Il actionne alors une alarme qui prévient instantanément tous les membres de la sécurité qui se trouvent dans la propriété et va se réfugier dans sa panic room. 

Pendant ce laps de temps, quatre policiers armés de fusils d’assaut enfoncent la porte d’entrée de la maison. Ils sont rapidement suivis par d’autres membres des forces de l’ordre. L’assaut s’effectue alors par une dizaine d’hommes lourdement armés. Ils ne trouveront Kim Dotcom qu’au bout d’une quinzaine de minutes, alors même qu’ils avaient étudié le terrain et avaient connaissance de l’existence de la chambre secrète de Kim Dotcom.

"Le risque de fusillade était faible"

La police justifie l’utilisation d’hélicoptères en avançant qu’elle ne voulait pas risquer de laisser s’échapper « la cible », comme elle l’appelle, en tombant sur un portail fermé. La vidéo nous apprend qu’en fait le portail était ouvert. En outre, ils voulaient également ne pas laisser le temps à Kim Dotcom de détruire des preuves. Manque de chance, le FBI avait déjà saisi les disques durs de Megaupload.

L’usage de fusils d’assaut est plus compliqué à justifier. Selon la police, ils étaient utiles pour faire face aux gardes armés de Kim Dotcom. Dès lors, les policiers auraient dû être équipés de tenus complètes de combat, ce qui n’était pas le cas. Quelques mois après l’intervention, un responsable de la police a d’ailleurs répondu au tribunal que le risque de fusillade était faible.

A titre personnel, Kim Dotcom s’est plaint de brutalités à son égard. Selon lui, il aurait été frappé au visage lors de son interpellation et on lui aurait marché sur les mains pour l’immobiliser à terre. Il ajoute que ses enfants présents et sa femme enceinte ont été choqués par cette intervention policière musclée.

Aujourd’hui, des éléments restent donc à éclaircir. La justice néo-zélandaise a déjà jugé que les perquisitions opérées à l’encontre de Kim Dotcom étaient illégales. Une décision qui ne jouent pas en faveur des forces de l’ordre. Reste que l’empire Megaupload est bien tombé, comme le souhaitaient le FBI et Joe Biden, le vice-président américain. Dans son sillage, il a emporté bien des sites de partage qui ont soit fermé, soit supprimé des millions de fichiers de leurs bases.

Arrestation de Kim Dotcom

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2 commentaires
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  • Papounet17000
    Le jour n'est pas venu ou les policiers arrêteront de se prendre pour des Cowboys.
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  • poseio@guest
    Pour beaucoup de policiers, c'est presque le même niveau que des voyous, ils n'ont pas pu continuer les études parce qu'ils n'avaient pas le niveau, alors ils ont pris un des seuls métiers (avec militaire) où ils peuvent exprimer leurs capacités. Après y'a des policiers très respectables hein, mais de connaissance y'en a pas mal qui manquent sérieusement de jugeote.
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