LimeWire condamné

Le juge en charge de l’affaire vient de condamner l’éditeur de LimeWire pour violation de droits d’auteurs.

LimeWire repose sur le partage illégal de contenus protégés

Selon le juge, la firme a manqué à son devoir de prévenir les violations survenant lors du partage illégal de fichiers protégés. Cocher une case pour accepter de ne pas utiliser LimeWire à des fins illicites n’est donc pas suffisant.

Il faut dire que LimeWire est massivement utilisé pour des activités illégales selon une étude, retenue par le juge et commandée par la RIAA, qui affirme que 93 % des fichiers échangés sont protégés et que 98,8 % des requêtes violent les droits d’auteurs.

Le problème est que les fondateurs étaient non seulement au courant de ces activités, mais ils comptaient dessus pour établir leur modèle économique. En effet, le juge a fondé sa décision sur de nombreuses communications internes montrant que les créateurs du service espéraient que les utilisateurs piratent pour les fidéliser. Ils comptaient sortir un système d’abonnement afin de les pousser à « convertir » leur bibliothèque multimédia. Les employés de la firme gardaient même un dossier nommé « Knowledge of Infringement » (connaissance du délit).

Rendez-vous le 1er juin pour la prononciation des peines

Enfin, le juge a estimé que LimeWire n’avait pas pris les mesures nécessaires pour prévenir les activités illégales se déroulant sur son service. Le juge donnera le montant des dommages et intérêt le 1er juin et dira si LimeWire devra fermer ses portes, la décision d’hier ne portant que sur sa culpabilité. Le P.D.G de la firme, Mark Gorton, qui a aussi été tenu personnellement responsable, attend aussi de connaître les peines qui seront retenues par le juge contre lui. Bref, après quatre ans de luttes juridiques, il semblerait que LimeWire soit sur le point de devenir de l’histoire ancienne.

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