Magnatune vend plus, mais moins cher

Infos-du-Net.comSortons l’espace d’un instant de l’univers de majors avares et de téléchargements illégaux, de CD trop chers et de répression, et aérons nous l’esprit en pensant à ce que serait le monde si nous pouvions décider du prix que nous voulons payer pour notre musique.
Combien donneriez vous si une maison de disque vous demandait de fixer un prix pour acheter sa musique ?
Et si les tarifs des galettes étaient fixés par les gens qui payent, et pas par les gens qui perçoivent ?
Ce cas de figure n’est pas une utopie, c’est même déjà ce que propose la maison de disque Magnatune, qui a ici trouvé un moyen d’enregistrer des chiffres de vente satisfaisant tout en évitant de se fâcher avec sa propre clientèle, un compromis qui semble mettre tout le monde d’accord...

Un système novateur qui porte ses fruits

Appuyé par son slogan révélateur « we are not evil » (nous ne sommes pas méchants), ce label, qui mise sur la transparence, a donc trouvé un moyen novateur de fidéliser sa clientèle, tout simplement en demandant à chaque acheteur le prix que ce dernier est prêt à payer pour obtenir son disque.
Ainsi, lorsque vous passez commande sur leur site et que vient le moment de la (beaucoup mois, du coup) douloureuse, vous avez l’heureuse surprise d’apprendre que l’on vous demande la somme que vous êtes prêts à mettre pour obtenir votre disque, à choisir dans une plage entre 5 et 18 $ pour le même produit à l’identique.
Le client se verra proposer par défaut la somme recommandée de 8 $, à savoir que jusqu’à maintenant, la moyenne des prix des CD vendus se situe légèrement au dessus de ce prix de départ.

Et ça fonctionne bien ?

Seulement, il semblerait que la maison de disque enregistre depuis quelques temps une hausse de ses ventes de disques, ce qui n’est pas un mal en soi, mais également une baisse du prix moyen de vente de ces mêmes disques, ce qui constitue les effets retors de cette arme à double tranchants.
En un an, le prix de vente moyen a baissé de 0,4 $, soit de 5%, faisant passer la moyenne à 7,78$ (environ 6,63 €).
Ces chiffres n’affolent cependant pas vraiment John Buckman, fondateur de Magnatune, qui reverse 50 % de ses recettes aux artistes.
"Je suppose que cette tendance à la baisse est causée par l'élargissement du public de Magnatune, qui glisse d'un coeur d'activistes open-sources vers un public beaucoup plus large".
Il ne se montre donc pas vraiment inquiété.
Notons enfin que si le prix de vente baisse bien, le volume en augmentation rattrape cette perte, et que le label s’illustre enfin décidément par une autre caractéristique particulière : l’autorisation donnée explicitement aux acheteurs de donner leurs albums gratuitement à leur entourage, le tout sans DRM, sans copy-control, et sans rootkit...

Découvrir Magnatune

Source : Ratiatum
Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
7 commentaires
    Votre commentaire
  • poil42
    Je n'ai qu'une seule chose a dire Bravo ou pas mal !!

    Franchement enfin des majors qui ont compris que la répression n'était pas la solution (c'était pour la rime)

    Bah que dire de plus si ce n'est que c'est une excellente initiative mais Mr Negre va bondir 3 fois sur son siege et dire que mer*e si les collegues commencent a être gentils avec les con-sommateurs nous allons a notre fin !!

    @+
    0
  • jun
    Je reste convaincu que ca reste pas LA solution miracle : Bientôt, trois péquenaux qui resteront les seuls à donner plus que le prix minimum...

    L'initiative reste tout de même louable...
    0
  • WinstonSmith
    Je trouve qu'on va passer d'un extrème à l'autre, y'aura personne qui paiera un prix honnête pour des galettes et les artistes vont se faire à nouveau plumer, pas par les éditeurs mais cette fois-ci par les cons-sots-mateurs...
    Il faudrait au moins fixer un prix minimum sinon ce service fermera ses portes dans pas longtemps.

    Une bonne solution reste d'acheter directement la galette directement chez l'artiste sans passer par la case éditeur et donc en évitant les frais qui y sont liés, notamment la pub.
    0