Navibot : que vaut l'aspirateur-robot de Samsung ?

Avec l’arrivée de Samsung et de Philips dans la course, le marché des aspirateurs-robots n’est plus seulement réservé aux spécialistes comme Roomba. L’investissement de ces deux géants prouve que ce secteur connaît une forte demande et pourrait bien exploser cette année. Nous avons donc voulu savoir ce que valaient ces aspirateurs intelligents et surtout s’ils pouvaient remplacer nos accessoires électroménagers classiques.

Dans son appartement, Isabelle a surtout du parquet mais aussi quelques tapis épais et des multiprises bien remplies par endroit.

Bien sûr, une fois sorti du carton et mis en route, on ne peut qu’être impressionné par le Navibot. Il freine à temps devant les murs, contourne les obstacles et revient tout seul sur sa base pour se recharger. Il faut donc le reconnaître, les progrès sont nets depuis les premières productions d’aspirateurs robots à destination du grand public. Mais à l’épreuve du ménage, il révèle quelques défauts majeurs.

1 heure pour 10 m2

Placé dans mon entrée, une pièce de 10 m2 carrelée et vidée de tous obstacles susceptibles de le gêner, le Navibot a su quadriller la pièce. Une performance qui ne paraît pas évidente quand on le voit se lancer à l’assaut de la pièce tant ses déplacements paraissent incohérents. Mais au final, force est de constater que la poussière avait disparue sur toute la surface. En revanche, pour réaliser cette performance il lui aura fallu un peu plus d’une heure. Une mission qui n’aurait pas nécessité plus de 3 minutes à un humain.

Malheureusement, si vous n’êtes pas là pour surveiller son comportement, vous avez de grandes chances de le retrouver empêtré dans un fil de chargeur ou coincé sur un tapis un peu trop épais.

Mais à mon avis le principal défaut du Navibot reste sa faible puissance d’aspiration plus proche du ramasse-miette que de l’aspirateur industriel. En dehors d’une poussière de surface, le Navibot échoue sur des résidus un peu plus lourds (un morceau de croquette du chat ou un petit gravillon).

Bref, vous l’aurez compris en aucun cas le Navibot ne peut remplacer un vrai passage d’aspirateur et 400 euros pour un aspirateur secondaire c’est un peu cher… 

Rapport qualité prix ?

Dans son appartement, Dimitri dispose de plusieurs types de surfaces (carrelage, parquet et tapis). Les pièces y sont assez volumineuses et parfaitement rectangulaires.

J’ai été réellement surpris par la facilité d’utilisation du Navibot. Plus besoin de programmer le parcours pendant des heures comme avec les premiers aspirateurs robots. Une simple action suffit à lancer la machine, l’aspirateur étant suffisamment « intelligent » pour revenir à sa base lorsque son autonomie approche le seuil critique.

Et lorsqu’on pousse ses fonctionnalités, le Navibot ne déçoit toujours pas. La programmation sur plusieurs jours de l’aspirateur a été un jeu d'enfant. Tout comme l’utilisation des bornes fournies avec l’appareil et qui permettent à l’aspirateur de définir des zones à exclure de la zone de nettoyage. Seul bémol, ces accessoires nécessitent des piles pour fonctionner. L’autre point noir du Navibot, c’est son bruit, strident au possible qui oblige à le lancer uniquement lorsque l’appartement n’est pas occupé.

Un bruit insupportable

Comme Isabelle, je constate qu’il passe réellement partout où il le peut en contournant habilement les obstacles sur lesquels il bute. En revanche c’est au niveau de l’efficacité que le bât blesse. Clairement, le Navibot est un aspirateur d’appoint qui, en raison de sa faible puissance, ne remplacera pas un accessoire classique.

Au final, le Navibot est un gadget très onéreux qui impressionne par son fonctionnement mais qui déçoit par son efficacité. A l’heure actuelle, le rapport qualité prix (400 € s’il vous plait), n’est absolument pas justifié.