Sony NEX-3 : un jour, un usage - Episode 3 ergonomie et conclusion

Au tour de Sony de se lancer dans la course au compact à objectifs interchangeables. Après Panasonic ou Olympus, cet autre constructeur japonais lance sa gamme NEX. Contrairement à ses deux concurrents, Sony a choisi de lui implémenter directement un capteur APS-C, plus grand que les micro 4/3 habituellement utilisés dans le domaine. Deux membres de la rédaction ont testé l'appareil.

Matthieu

Passionné de longue date par la photo , qui ne lui rend pas forcément. Il utilise depuis quelques années aussi bien un compact Fujifilm F11 qu'un réflex Nikon D80, ou encore un caméscope Sony CX505.

En toute honnêteté, mon premier contact avec le NEX 3 n'a pas été très positif : la faute aux menus inextricables dès que l'on y cherche un réglage en particulier. Je suis tout simplement trop habitué aux commandes à boutons directs de mon D80. Mais le NEX vise un public qui souhaite la qualité d'image d'un réflex avec la facilité d'utilisation d'un compact. Un public qui a donc toutes les chances de ne jamais aller plus loin que le mode tout automatique. Dans ce contexte, le NEX devient très agréable au quotidien. Il est tout petit, mais tient bien en main malgré tout.

En outre, l'absence de viseur réflex ne m'a pas du dérangée. L'écran est excellent, détaillé, lisible même sous l'intense soleil de midi. Bien sûr ce n'est pas aussi confortable ni précis qu'un viseur optique, mais la différence est facilement compensée par les possibilités qu'offre la double charnière de l'écran. On peut viser à ras du sol ou en l'air à bout de bras, ou à hauteur de ceinture, des positions qui prennent tout leur sens dès que l'on passe en mode vidéo. Je note néanmoins que mon NEX-3 avait une charnière assez dure, ce qui pouvait vite devenir agaçant.

Dans le rayon détail agaçant, je range encore le flash. Il est petit certes, mais son mécanisme de montage sur le NEX3 est ridicule :  il faut visser (oui visser) le flash dans une prise. Déjà ça paraît compliqué quand les concurrentes utilisent des baïonettes qui se clipsent, mais attendez ce n'est pas fini : la prise sur le boîtier est cachée sous une trappe, et la vis sur le flash aussi, et la première trappe empêche l'ouverture de la seconde ! Bref, il n'y a que deux choix possibles : soit on monte le flash une bonne fois pour toutes, en sacrifiant un peu de la compacité du NEX, soit on laisse le flash définitivement dans la boîte.

   

Jean-Sébastien :

Utilisateur jusqu’à il y a seulement trois ans d'un simple compact IXUS de Canon, il acheté son premier reflex, un Canon 40D pour essentiellement shooter des concerts dans le but d’illustrer les billets de son blog musical. Pour cela il dispose d’un objectif 24-70 mm 2.8 L et d’un 50 mm 1.8.

Entièrement d’accord avec Matthieu concernant l’écran orientable et l’ergonomie générale de l’appareil. Cet écran est vraiment lisible et on peut le placer assez facilement dans la position que l’on désire. Il en résulte des angles de prise de vue très sympa et originaux, c’est une vraie réussite. D'ailleurs, mon modèle n’était pas aussi dur à manipuler que le sien.

La prise en main de l’appareil est vraiment agréable, surtout avec l’objectif 16 mm. Il est vraiment parfait pour ce format là. On perd tout de suite l’intérêt de la compacité dès que l’on ajoute l’imposant 18-55 mm. Sa taille rapproche celle de l’ensemble d’un petit reflex, ce qui devient tout de suite moins pertinent.

En revanche les menus sont mal conçus. On avait abordé en partie la problématique des réglages manuels dans notre premier épisode. Pour aller plus loin, il faudra par exemple 9 étapes successives pour valider une nouvelle sensibilité. Difficile dans ces conditions de changer la valeur de son ISO à la volée. Une fois choisie, on se voit d’ailleurs tout simplement éjecté du menu, il faut donc recommencer toute la manipulation pour y revenir.

En tant qu’utilisateur de reflex presque exclusif, j’avais vraiment des doutes quant à l’utilité et la pertinence de ce NEX-3, comme de tous les autres compacts à objectif interchangeable. C’est réellement en l’utilisant que je me suis rendu compte du côté très fun de cette solution. Pour peu que l’on utilise seulement l’objectif 16 mm (plutôt performant au demeurant), la compacité de l’ensemble est séduisante. On se prend au jeu de l’emporter facilement avec soi et de shooter tout ce qui bouge avec un résultat équivalent à un reflex d’entrée de gamme.

Déjà parus :

Sony NEX-3 : un jour, un usage - Episode 1 photos complexes

Sony NEX-3 : un jour, un usage - Episode 2 vidéo 720 p