Les jeux vidéo violents agacent (toujours) Nadine Morano

La secrétaire d'État à la famille, Nadine Morano, a indiqué jeudi au micro de RMC/BFM travailler sur une évolution des avertissements inscrits sur les boîtes de jeux vidéo (code PEGI, avertissement sur les risques d'épilepsie). Pour elle, ces codes « insuffisamment visibles insuffisamment connus ».

"Ne pas bouleverser les habitudes des consommateurs"

À ce sujet, le SELL (Syndicats des éditeurs de logiciels de loisirs) et l'association Famille de France s'accordent à dire que « la norme PEGI est en progrès. Ce n'est pas le moment de la casser et de bouleverser les habitudes des consommateurs », explique Michel Bonnet spécialiste des jeux vidéo auprès de Famille de France.

Pour ce qui est de la visibilité, cet enseignant de profession ajoute qu'un « code couleur a été attribué à chaque classification d'âge affichée sur les boîtes de jeux vidéo. Vert pour 3 et 7 ans, orange pour 12 et 16 ans et rouge pour 18 ans ». Côté compréhension, Michel Bonnet explique que les pictogrammes avertissant des contenus violents, effrayants, sexuels ou encore ayant trait à la drogue pouvaient manquer de clarté. Désormais, « ils sont sous-titrés d'un mot explicatif dans la langue du pays » ou la boîte est distribuée. Cette gamme s'est également élargie il y a peu avec un nouveau pictogramme avertissant l'aspect chronophage des jeux en ligne.

Vente des jeux violents aux mineurs

En second plan, la secrétaire d'État à la famille a soulevé le problème de la vente des jeux violents aux plus jeunes, et en a déploré l'activité. « On voit beaucoup trop de jeunes avoir accès facilement aux rayons des jeux vidéo les plus violents, les plus dangereux, et qui ne sont pas de leur âge et passer sans aucune difficulté à une caisse », explique-t-elle.

Spectateur sur ce débat, Emmanuel Forsans, responsable de l'AFJV (Association française pour le jeu vidéo) prend le contrepied de Nadine Morano en précisant qu'il était impossible d'interdire la vente des jeux violents aux jeunes consommateurs, le code PEGI n'étant qu'une indication et non une limite. Pour trouver une solution au débat, Emmanuel Forsans a déjà proposé lors d'une réunion à l'Assemblée nationale de « mettre les titres violents sous verre » en boutique. Il est rejoint par Michel Bonnet sur ce point. Lui, préconise de « placer ces jeux en hauteur pour ne pas être atteints par les jeunes enfants », à l'image des magazines osés.

Enfin, Nadine Morano de conclure sur RMC/BFM qu'elle est « en train de travailler sur la façon d'informer mieux les parents (...) sur internet, sur la signalétique dans les magasins et sur les packagings de ces jeux ». Comme l'exprime Emmanuel Forsans, une table ronde, rassemblant le SELL, les distributeurs et la secrétaire d'État à la famille, permettrait de trouver la meilleure issue au débat sur les jeux violents.

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19 commentaires
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  • brakbabord
    C'est quoi l'expression déjà? Commencer par balayer devant sa porte?
    C'est bien elle qui apparaissait sur une photo avec sa famille, devant la télé, avec ses gamins jouant à GTA4.
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  • theo26130
    C'est pas a l'état d'interdire au enfants certains jeux mais bien aux parents de jouer leur rôle ! C'est aux parents de surveiller ce que font leur enfant ! Il existe des contrôles parental sur les consoles je crois bien !
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  • Xelozone
    Tu as tout à fait raison.
    Que j'aime son pseudo-dévouement !
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