SAP vs Oracle : l'allemand reconnaît ses fautes

SAP La plainte déposée en mars par l’éditeur de logiciels Oracle, vient de connaître un premier rebondissement. SAP, accusé d’avoir téléchargé de manière inappropriée des milliers de documents appartenant à son concurrent a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

L’aveu de SAP n’est toutefois pas complet puisque l’allemand précise que c’est une de ses filiales, TomorrowNow qui aurait procédé à des « téléchargements inappropriés » de documents appartenant à Oracle, sans que la maison mère y ait accès.

Safe Passage continue

Oracle continue à accuser directement le géant allemand. Selon la société américaine, son concurrent aurait utilisé les codes confidentiels de certains de ses clients pour avoir accès à des documents privés

TomorowNow, acheté en 2005 par SAP, est censé concurrencer directement Oracle sur son propre segment des progiciels. C’est pourquoi Henning Kagermann, président du groupe allemand s’est empressé de condamner l’action de sa filiale tout en assurant qu’elle continuerait à développer « Safe Passage », le programme destiné à concurrencer les solutions d’Oracle.

L’analyse : Accusé d’espionnage industriel, SAP n’a rien trouvé de mieux que de se servir de l’une de ses filiales en tant que bouclier. Et jusqu’à preuve du contraire, la version de l’allemand tient la route. Néanmoins, se sachant vulnérable celui-ci a tenté une approche de règlement à l’amiable qui si elle devait aboutir lui porterait un fort préjudice économique, son image, elle, ayant déjà été écornée dans cette affaire.