SFR critique l’arrivée d’une quatrième licence 3G

Frank EsserC’est lors d’une interview donnée hier au journal Le Figaro que Franck Esser, le PDG de SFR a émis des réserves sur l’arrivée d’une quatrième licence 3G en France, qui est toujours convoitée par Free à l’heure actuelle.

Il s’est également exprimé sur d’autres sujets qui animent les opérateurs Internet en ce moment, comme la fibre optique ou la taxe sur l’audiovisuel public.

"Un quatrième opérateur ne fera pas baisser les prix"

« Un quatrième opérateur, s’il a une couverture nationale, ne fera pas baisser les prix, qui sont déjà parmi les plus bas d’Europe », a indiqué le président de SFR. Voilà qui est clair, et la remarque, si elle ne le cite pas directement, est dirigée vers Free, qui convoite depuis de nombreux mois cette nouvelle licence 3G. Il ne manque d’ailleurs pas de préciser qu’un nouvel opérateur dans le domaine de la 3G n’apporterait selon lui pas d’innovation, n’hésitant pas à citer son propre exemple avec l’EeePC pour indiquer que la France est déjà à la pointe. « Il serait plus judicieux d’attribuer aux opérateurs en place ces fréquences dont ils ont tant besoin ».

La taxe audiovisuelle fait également partie des préoccupations du président de SFR, qui s’inquiète de la manière dont elle va être appliquée. « Notre activité télévision sur mobile pèse 30 millions d’euros. Nous acceptons de contribuer sur cette assiette, mais pas sur la totalité de notre activité. Pour SFR mobile le coût de la taxe serait de 70 millions d’euros par an. » Une taxe censée être « infinitésimale », mais qui risque donc de ne pas plaire à tout le monde. « Soit nous allons répercuter cette taxe, ce qui équivaut à 14 euros par an et par foyer. Soit nous serons contraints d’investir moins dans nos réseaux, et c’est encore le client qui paiera, car il aura une moins bonne qualité de service ! »

La fibre fait toujours débat

Enfin, l’éternel débat de la fibre a lui aussi été abordé, et une nouvelle fois, les critiques dirigées contre Free ne manquent pas. C’est notamment sur le mode de déploiement choisi par l’opérateur que le différend se crée, alors que tous les autres opérateurs se sont entendus pour choisir un déploiement différent de ce dernier. « Free fait de la résistance en exigeant une solution multifibre, théoriquement idéale mais économiquement inefficace. (...) Nous attendons que Free nous rejoigne, la porte est ouverte ! »