Sony passe un accord avec le réseau iMesh

Longtemps décriées par des associations et autres groupes de défense des internautes, les majors n'ont pas pour autant cessé leur lutte acharnée contre le piratage de leurs oeuvres.
Tout y est passé, la surveillance des réseaux, les fichiers corrompus, les "fakes", les peines de prison et les amendes salées, les taxes sur le matériel permettant le piratage, les protections de tout type, les coupures des accès internet...

En somme, il ne restait plus que le "pacte avec le diable", l'alliance d'un grand nom de la musique avec un grand nom du Peer to Peer...

Enfin, ce n'est pas vraiment d'une alliance qu'il s'agit ici, mais plus d'un accord.

Il y a un an de cela, le célèbre réseau d'échange iMesh acceptait de débourser la somme collossale de 4.1 millions de dollars suite à une plainte des majors à son encontre, l'accusant d'inciter ses utilisateurs au téléchargement illégal de musique.

Aujourd'hui, et pour la première fois, le réseau arrive carrément à un accord avec le groupe Sony/BMG.

En quoi consiste l'accord ?

Il est tout simplement dans la continuité des évenements de l'année dernière entre les deux opposants, et confirme que c'est l'éditeur du logiciel de Peer to Peer qui est responsable de ce que les utilisateurs en font.

Comment faut-il donc le comprendre ?

Cela n'autorise pas pour autant les utilisateurs à faire ce qu'ils veulent sur internet concernant les musiques licenciées.
Cependant, après avoir largement tenté de pénaliser les utilisateurs à coup de sanctions records, voilà maintenant, et depuis même un moment, que l'industrie de la musique s'en prend aux éditeurs de logiciels de Peer to Peer, et après en avoir fait fermer plusieurs, à commencer par le célèbre Napster, voilà qu'ils les font payer pour défendre les droits des utilisateurs sur leurs réseaux.

Mais il faut voir plus loin dans cet accord.

Les conséquences directes qu'il peut avoir sur notre utilisation quotidienne des réseaux Peer to Peer seraient par exemple l'impossibilité d'y trouver des fichiers licenciés.
Dans la mesure où les éditeurs, en signant une telle mesure, se rendent responsables de ce qui transite sur leur réseaux (ce qui n'était officiellement pas le cas jusqu'à maintenant), la surveillance qu'ils y appliqueront eux-même serait donc beaucoup plus stricte, et les administrateurs du réseau seraient alors tenus de supprimer tout contenu proposant des fichiers licenciés ou autre.

Les avantages pourraient alors bien sur être une repression sur les réseaux bien moindre, puisque les fichiers licenciés y étant introuvables, on ne pourrait pas les télécharger, et donc pas se mettre en porte-à-faux avec la loi.

L'exemple de certains comme Napster a d'ailleurs suffit, puisque le logiciel a recemment fait son "come back", mais ne propose maintenant qu'un contenu légal, et télécharger le dernier album de la nouvelle bombe latine sur le réseau n'est plus gratuit.

Reste maintenant à savoir si des accords de ce type réussiront vraiment à mettre tout le monde d'accord tout en réduisant réellement le piratage sur internet (jusqu'à maintenant, aucune des mesures ni des sanctions prises n'ont fait baisser le téléhargement illégal de manière significative).

Source : Reuters
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2 commentaires
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  • Twiggy38@IDN
    Bonne nouvelle, le peer-to-peer continuera à exister et dans la légalité. Tant mieux pour ceux qui partagent des fichiers non copyrightés et pour les artistes qui se font connaître grâce à internet.
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  • Le_dragon
    Ouais comme Lorie (Et c'est bien dommage d'ailleurs...)
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