WiMax et Wi-Fi : les entreprises en ligne de mire

La semaine dernière fut une période clé pour le développement des réseaux sans fil et à l’heure où les entreprises sont de plus en plus visées par les acteurs de ces protocoles, il est important de comprendre les enjeux et les nouvelles évolutions.

 

Le WiMax, le réseau des entreprises ?

Le Worldwide Interoperability for Microwave Access qui répond au nom technique d’IEEE 802.16 (la mention IEEE est parfois omise), en est aujourd’hui à sa version « e ». Une exposition s’est tenue la semaine dernière sur les attentes du WiMax et force est de constater qu’au regard du prix, ce protocole se destine avant tout aux entreprises. On s’attend à ce que les particuliers s’intéressent aussi au WiMax, mais plus tard, une fois que les ces solutions seront devenues moins coûteuse.

Les débits du WiMax permettraient aux PME et TPE de bénéficier de connexion plus rapides, plus sûr et sa couverture très étendue (50 kilomètres), permettrait à certains locaux, n’ayant pas accès à Internet Haut Débit de pouvoir y accéder et bénéficier d’un débit théorique de 70 Mbit/s et ipso facto de la VoIP, que nous mentionnions dans notre article « Les entreprises passent au VoIP ».

Et le Wi-Fi ?

Le Wi-Fi ou Wireless Fidelity, vient de connaître une mise à jour de son protocole et passe à la version « n ». Ce protocole IEEE 802.11 est très similaire au WiMax, puisqu’il s’agit aussi d’un réseau sans fil et cette nouvelle version devrait ainsi concurrencer le WiMax car son nouveau débit théorique maximum passe à 100 Mbit/s. Pour la petite histoire, il faut comprendre que le Wi-Fi donna plus ou moins naissance au WiMax.

Ceci ne marque pas néanmoins la fin de ce dernier qui reste compatible avec les HotSpot Wi-Fi et qui possède d’autres atouts comme un niveau de cryptage plus élevé. C’est pour cela que beaucoup pense qu’il fera longue vie, surtout dans le domaine des entreprises.

S’il encore trop tôt pour dire lequel dominera les PME et les TPE, quarante-cinq acteurs du marché on récemment fait une demande de licence auprès de l’Arcep (Autorité de régulation des communications et des postes) afin d’obtenir une licence pour diffuser des services sur ce protocole.