Le WiFi gratuit à Paris, une réalité nuancée

La société Gowex a dévoilé ce matin les détails de son offre de WiFi gratuit dans le métro. Beaucoup de bruit a été fait la semaine dernière autour de cette annonce. Dans les faits, le service est plutôt limité dans cette zone, et surtout développé en extérieur. Le Directeur Général en France, Karim Bouchfanj a détaillé les tenants et aboutissants de son offre. Commençons par le positif : il s’agit bien de WiFi gratuit et, bonne surprise, à un débit supérieur aux attentes : 1mb/s. Largement suffisant pour consulter ses mails ou les réseaux sociaux.


Le WiFi est disponible dans 48 lieux grâce à 66 hotspots alimentés par 108 antennes. Ce service est le fruit d’un partenariat signé entre Gowex et Naxos, la filiale en charge des télécom de la RATP. La société espagnole n’est pas la seule à avoir conclu ce type de partenariat puisque SFR en fait profiter ses clients également depuis mars.


Pour l’instant, seules trois stations de métro et douze du RER sont concernées, certaines étant même en banlieue. Pour le reste, il s’agit essentiellement d’espaces publiques, de stations de train, de bus, et de gares. Comme on l’avait déjà annoncé, les tunnels du métro ne sont pas couverts, une information confirmée par Karim Bouchfanj qui parle d’un « défi technologique à relever ». Très enthousiastes sur la question de l’accès au WiFi, les responsables n’ont pas hésité à comparer l’accès au Wifi à celui à l’eau, précisant que «  nous ne somme pas capables de vivre sans eau et dans notre société de l’information, on ne peut pas vivre sans accès à internet. »



Enfin, toujours le plan technique, le Roaming est supporté par la plate-forme, qui permettra d’offrir à des opérateurs 3G la possibilité de basculer une partie du trafic sur le réseau WiFi. Partant du constat de l’engorgement des réseaux 3G, ils ont insisté sur l’apport du WiFi, beaucoup moins cher et permettant d’améliorer l’accès au service. Aucun nom n’a été donné, mais l’on nous a assuré que des négociations sont en cours.


Sur le plan fonctionnel maintenant, la connexion se fait soit depuis une application dédiée (compatible Android ou iOS), soit depuis le navigateur du téléphone. Nos tests ont été fait depuis Windows Phone, et l’interface fonctionnait parfaitement. Lors de la première connexion, il est nécessaire de s’enregistrer sur le portail de Gowex puis d’entrer ses coordonnées pour recevoir ensuite ses identifiants permettant l’accès au service.  Le surf fonctionne sans trop de problème, et il faut simplement accepter des publicités, pas trop intrusives sous la forme de bannières en bas de pages. Par contre, oubliez un usage autre que le surf : le P2P, par exemple, est impossible.


Les publicités ont la particularité d’être géolocalisées, ce qui permet d’offrir des espaces publicitaires cohérents avec l’environnement de l’utilisateur. Proche d’une exposition, ou d’un centre commercial, des réductions peuvent être proposées. Les possibilités sont vastes, reste à voir si elles seront exploitées intelligemment. Dernier élément intéressant, un compte Gowex peut être utilisé dans les 60 pays couverts par les services de la société.


En définitive, la promesse d’un service gratuit est tenue. Par contre, celle du métro moins. Les stations couvertes ne sont pas nombreuses, et l’utilité pour un usage quotidien n’est pas vraiment démontrable ; Par contre, cela pourrait se montrer pratique pour des touristes étrangers venant d’une ville déjà couverte par le service, puisqu’ils pourront utiliser leurs identifiants pour profiter d’une connexion WiFi rapidement et facilement. Plus besoin de retourner à l’Hôtel ou de manger dans un Fastfood, un arrêt de bus suffit. La révolution pour les usagers quotidiens des transports ferrés à Paris n’est donc pas encore prête. Il faudra plutôt compter sur les négociations au sujet de la 3G, toujours au point mort entre les opérateurs téléphoniques et la RATP.


Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
2 commentaires
    Votre commentaire
  • peponeee@guest
    J'adore. Qui fait encore du P2P aujourd'hui ? Surtout dans le métro.
    Le P2P c'est pour les CGV des abonnements mobiles.
    0
  • kidounet
    une faute : "défi technologique à relever" ... et pas "révéler"

    on relève un défit, ou on révèle une intrigue, mais on ne mélange pas ;)
    1