Twitter assigné dans l’affaire WikiLeaks

Twitter a reçu une injonction l’obligeant à livrer les comptes de cinq personnes soi-disant liées à l’affaire WikiLeaks, dont celui de Julian Assange.

Un gros coup de pied américain dans une petite fourmilière

Le juge demande les adresses IP qui ont accédées à ces comptes, les adresses email et coordonnées utilisées ainsi que les communications au départ et à destination de ces utilisateurs depuis le 1er novembre 2009. Cette demande surprend puisque Twitter est gratuit et que le service ne demande pas les informations bancaires de ses utilisateurs.

WikiLeaks a affirmé que cette injonction confirmait qu’une enquête pour espionnage est en cours et est convaincu que Google et Facebook ont reçu une demande similaire.

La procédure a été lancée le 14 décembre dernier et Twitter a finalement reçu l’autorisation de rendre l’information publique et avertir les intéressés qui ont maintenant 10 jours pour contester l’injonction. Cela montre que le service de microblogging s’est battu pour ses utilisateurs, car dans de nombreux cas similaires, des entreprises américaines se sont soumises à l’injonction sans la remettre en question ou même prévenir les utilisateurs concernés. Cette décision a aussi terni les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Islande qui a convoqué l’ambassadeur américain.

En plus de M. Assange, la justice enquête entre autres sur Bradley Manning qui serait à l’auteur de la fuite des câbles diplomatiques, une députée islandaise et un pirate danois. Beaucoup sont des experts informatiques qui savent protéger leurs informations personnelles et on doute que ce genre de requête révèle des informations intéressantes. De plus, une majorité des personnes enquêté n’ont pas de lien direct avec WikiLeaks, mais ont simplement annoncé officiellement soutenir le site et Julian Assange. L’affaire porte sur la fuite d’une vidéo montrant un hélicoptère américain attaquant des civils et des journalistes en 2007 à Bagdad.

Les États-Unis voudraient-ils avant tout détourner l’attention du public

Ces procédures semblent avant tout vouloir détourner l’attention du public. Les communications diplomatiques révélées par WikiLeaks exposent les actions répréhensibles du gouvernement américain. On trouve ainsi un ordre signé par Hillary Clinton demandant aux diplomates américains de récolter des informations sur les membres des Nations-Unis, tels que leur carte de crédit, leurs mots de passe, clé de chiffrement et même leurs ADN. Ces documents ont aussi montré que les États-Unis ont convaincu le Yémen de porter la responsabilité d’un raide perpétré par des avions américains.

De nombreuses voix se lèvent donc aujourd’hui pour condamner le tapage médiatique qui est fait autour des procédures judiciaires autour de WikiLeaks afin de recentrer le débat sur les abus du gouvernement.

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7 commentaires
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  • dandibot
    C'est un emoticone de blasé ?
    Il y a de quoi en même temps...
    Wikileaks ne fait que confirmer ce dont tout le monde se doute depuis longtemps.
    C'est le règne du "pas vu pas pris", mais même une fois pris, que se passe-t-il ?
    Ben on gonfle ses muscles et on nie en bloc.
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  • the_down
    Citation:

    Ces documents ont aussi montré que les États-Unis ont convaincu le Yémen de porter la responsabilité d’un raide perpétré par des avions américains.


    on dit un "raid"....ça me navre de voir des trucs pareils écrits... Comment voulez vous que les gosses écrivent correctement après....
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