Les déboires informatiques de Wikileaks

Une partie des archives de Wikileaks est également hébergée en SuèdeUne partie des archives de Wikileaks est également hébergée en SuèdeRien ne va plus pour Wikileaks. Au coeur d’une tempête politique, le site de divulgation d’informations gouvernementales est aussi mis à mal au niveau technique.

Victime de nombreuses attaques DDOS depuis les publications de télégrammes diplomatiques américains dimanche soir, Wikileaks a subi plusieurs revers de ses prestataires techniques. C’est tout d’abord Dyn qui n’a plus fourni la redirection DNS du site sous prétexte de ces attaques par déni de service dont la société s’estime elle-même victime. Le site n’était alors accessible que depuis son adresse IP http://213.251.145.96/ en lieu et place de Wikileaks.org. Le site s’est finalement doté d’un nouveau nom de domaine suisse Wikileaks.org.

Mais c’est ensuite son hébergeur Amazon Web Services (AWS) qui a décidé de ne plus assurer sa mission. Là aussi AWS invoque les difficultés techniques dues aux multiples DDOS avant de finir par préciser que Wikileaks n’était pas propriétaire du contenu qu’il diffusait comme l’exigent les conditions générales du prestataire. 

Wikileaks n'est pas le bienvenu en France

L'entrée du data center suédoisL'entrée du data center suédoisC’est finalement chez OVH, hébergeur français, l’un des plus importants d’Europe, que le site de Julian Assange a trouvé refuge hier. Seulement cela n’est pas du goût d’Éric Besson, ministre de l’Économie numérique qui a demandé au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) de mettre fin à son hébergement en France pour cause de violation du secret diplomatique.

Par la voix de son fondateur, Octave Klaba, OVH a répondu qu’il n’était qu’un prestataire technique, mais qu’il saisissait un juge en référé sur la « légalité ou pas de ce site sur le territoire français ». Pour l’hébergeur « ce n’est pas au monde politique ni à OVH de demander ou décider sa fermeture ». L’avenir de Wikileaks est donc suspendu en partie à l’avis d’un juge français. Verdict dans 24 heures maximum.

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13 commentaires
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  • tonton-du-bled
    le site est indisponible, doit-on comprendre que OVH a suivis la requête d'Eric Besson ?
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  • Anonyme
    J'espère...
    Wikileak c'est petit ! Wikileak c'est le pet sournois lâché dans un ascenseur juste avant de le quitter. Wikileak c'est un croche-patte discret suivi d'un sifflottement en regardant ailleurs. Wikileak c'est vraiment un truc de petit-bite. Se gaver de ce genre d'info c'est pas digne d'un IT. Le croustillant est ailleurs. Allez les gars, on bombe le torse, on cherche l'info qui croustille, on n'a peur de rien et on n'aime pas WIkileak. Wikileak, c'est vraiment un site de louztarl.
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  • moha19572
    wikileak a montré que les politiciens n'ont rien à voir avec la démocratie at qu'ils ne saventt que mentir et voler les peuples et formonter des guerres.Ce sont des truands légitimés par des lois et des combines.
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