La musique sans DRM...

Infos-du-Net.com... ou comment se calquer sur le modèle d'une économie de services. Une petite leçon de finance dont nous a gratifé Dave Goldberg, responsable de Yahoo Music, lors de la conférence Music 2.0 à Los Angeles. L'homme se base sur le succès d'eMusic, une plateforme américaine qui fournit du contenu musical sans aucune forme de protection et qui brille par son succès, pour promouvoir l'abandon de la restriction au profit de l'abonnement.

All what you can eat

Le buffet illimité, c'est plutôt comme ça que la cadre envisage de fidéliser le client, pour qui le bridage technique est une aberration : "Les restrictions dues à la gestion des droits ont créé des barrières pour les consommateurs ce qui en fait un obstacle pour transférer de la musique sur des périphériques portables, et ce qui crée une incompatibilité entre les services de musique et les lecteurs MP3". Essayer de fidéliser le consommateur en l'enfermant dans un format qu'il ne peut lire qu'au prix d'un passe droit de 10 à 15 euros par mois n'aura qu'un temps selon lui, un temps d'autant plus réduit que le piratage fournit des solutions ouvertes et gratuites. Une impasse ? Pas vraiment, car ce que veut le mélomane est avant tout la nouveauté, la facilité et la rapidité. Un système de forfaitisation pourrait alors faire l'affaire : la téléphonie, l'Internet ou le satellite fonctionnent très bien sur le même système malgré la possibilité par exemple pour ce dernier, d'acquérir un décodeur pirate. Pour autant ce n'est pas une relance de la licence globale, un système trop proche de l'État, mais bien un contrat avec une société privée, distributrice de contenu et donc plus à même de reverser proportionnellement (à défaut d'équitablement) l'argent aux artistes les plus côtés.

Deux scénarios peuvent s'en dégager pour les petits artistes. Une mise en place large permettrait à tous de mettre sa musique en ligne puisque le coup de publication est faible et de toucher son revenu en fonction de son succès. Cela contribuerait énormément au développement de la culture dans un système ou chacun aurait sa chance. Dans le second cas, une sélection restrictive serait faite pour optimiser les coups d'hébergement et seuls les titres certains d'être massivement téléchargés seraient en ligne, tuant ainsi la naissance de nouveaux talents. Pile ou face ?

Source : Ratatium
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5 commentaires
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  • noldarn
    PILE !
    C'est pas pour quelques centaines de gigas de titres qu'ils seraient obligés d'investir beaucoup plus dans les serveurs ...
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  • dragonshadow
    pareil...

    c'est enfin une bonne initiative qui a été prise!

    reste à voir coment les dinausaures vont réagir...
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  • aurelie@IDN
    je suis en train d'y penser là... je ne suis pas sûre mais je pense savoir pourquoi certains artiste sont contre la LGO et pourquoi la majorité de ces artistes sont des artistes très connus (j'ai pas dit tous ces artistes, juste une majorité).

    connaissez-vous la différence (financière pour être plus rpécise) entre Johnny Halliday et un jeune chanteur/groupe qui se lance dans le métier ? Le % que touche l'artiste sur les ventes. Le premier touche entre 10 et 20% (si je me rappel bien). Le second, moins de 5%. Donc forcément. Une LGO n'intéresse pas le premier, à moins que celle-ci soit reversée à son major avant de lui être reversée en fonction de son contrat.

    merde alors, c'est con ce que je viens de dire lol

    pas grave, j'avais envie de souligner ça :p

    en tout cas c'est une bonne initiative (notez le dans votre agenda en rouge : elle est américaine). si la même chose est proposée en france, je m'abonne :) ça remplace pas un bon vieux cd acheté avec sa couverture, ses lyrics etc dans le commerce, mais ça peut être intéressant pour découvrir certains artistes, tout en restant dans la légalité.
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