Amazon lance officiellement le Fire Phone

Après des semaines de rumeurs, Amazon a enfin officialisé son nouveau produit. Comme prévu, c’est son fondateur, Jeff Bezos, qui a présenté hier le premier smartphone de la firme : le Fire Phone. Il s’agit d’un téléphone a priori milieu de gamme au regard de sa fiche technique. En effet, l’écran offre bien une diagonale de 4,7 pouces, soit autant qu’un Motorola Moto X. Sa définition s’établit à 720p, à l’heure où certains constructeurs coréens n’hésitent pas à monter jusqu’au Quad HD, soit 2 560 x 1 440. Mais qu’importe le nombre de pixels, Amazon ne compte pas jouer sur ce critère.

Les performances s’annoncent suffisantes, avec un processeur Qualcomm Snapdragon 800, dont la fréquence est légèrement inférieure à la concurrence (2,2 GHz). Il s’accompagne de 2 Go et d’une puce graphique Adreno 330, particulièrement véloce. La partie photo s’annonce intéressante, un capteur 13 mégapixels (f/2.0) ayant été placé sur la façade arrière. Stabilisé optiquement, ce qui devrait faire le bonheur des utilisateurs hyper actifs, il s’accompagne d’un bouton sur la tranche afin de faciliter la prise de vue. Amazon offre d’ailleurs un espace de stockage en ligne illimité afin de sauvegarder ses clichés.

Une interface en 3D

Lorsque l’on se penche sur le prix, il y a par contre de quoi être surpris : 199 dollars pour 32 Go avec un contrat de deux ans, 299 pour la version 64… soit des tarifs équivalent aux États-Unis à ceux de l’iPhone 5s ! Comment Amazon justifie ce placement très « haut de gamme » ? En partie à cause des quatre petits capteurs placés aux différents coins de la façade avant du téléphone. Ils suivent en permanence le mouvement du visage pour adapter l’affichage, dans un effet souvent décrit comme « 3D », mais qui relève en réalité du parallaxe. Cette astuce est d’ailleurs déjà utilisée par Apple au sein d’iOS 7 pour animer le fond d’écran lorsque l’on incline le téléphone.

Amazon va tout de même plus loin, en permettant d’agir sur le système, Fire OS (un dérivé d’Android) sans même toucher l’écran : pencher l’appareil à droite ou à gauche pour naviguer dans une galerie ou le basculer pour faire défiler du texte ne sont que quelques exemples. Cette nouvelle forme d’interaction pourrait également trouver ton son intérêt sur des appareils plus grands, du type des phablettes.

Les applications, le nerf de la guerre

Seulement, passé les quelques applications propres au système qui sont compatibles avec cette fonctionnalité, difficile de dire si d’autres logiciels sauront en tirer parti. Surtout, bien qu’étant un dérivé d’Android, Fire OS dispose de son propre magasin d’application. Il s’agit peut-être là de son plus gros challenge : convaincre des utilisateurs de venir sur une plate-forme qui ne propose que 250 000 applications, là où ses concurrents, Apple et Google, en offrent plus d’un million… chacun.

Le spécialiste de la vente en ligne compte alors enfin sur Firefly, une particularité du Fire Phone qui pourrait convaincre certains consommateurs. Grâce à l’appareil photo, il est possible de « scanner » plus de 100 millions d’objets pour les acheter d’un seul clic, faisant gagner un temps précieux. Sur le principe, cela rappelle beaucoup l’accessoire Dash, lancé en avril dernier. Sauf qu’ici, pas besoin d’un appareil tiers. Cela est lié à « Prime » d’Amazon, un service payant (99 dollars par an) qui assure une livraison gratuite en 48 h et qui donne accès aux services de streaming vidéo et, plus récemment, de musique.

Un an d’abonnement est offert avec le téléphone, qui sera disponible aux États-Unis à partir du 25 juillet prochain. Aucune date n’a été évoquée pour la France pour l’instant. Ne soyons pas trop impatients, entre le moment où la tablette Kindle Fire a été présentée aux USA et son arrivée de l’autre côté de l’Atlantique, il s’était passé une bonne année.

Lire : Amazon Dash : le pistolet qui enterre la liste de courses

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1 commentaire
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  • Papounet17000
    Lorsque l’on se penche sur le prix, il y a par contre de quoi être surpris : 199 dollars pour 32 Go avec un contrat de deux ans, 299 pour la version 64… soit des tarifs équivalent aux États-Unis à ceux de l’iPhone 5s 

    Tiens Apple vend son dernier joujou 300 dollars, première nouvelle.
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