Attentat de Charlie Hebdo : la riposte d'Anonymous a commencé

Mise à jour du 12 janvier 2015 :

Comme ils l'avaient promis, les hackers d'Anonymous commencent à faire tomber les sites des terroristes. Le premier de la liste est Ansar-alhaqq.net, un site déclaré comme prodjihadiste par nos confrères du Figaro en 2013. Mashable rapporte que le site a été rendu inaccessible pendant plus d'une heure. S'il est revenu à la normale par la suite, il semble qu'il soit de nouveau tombé. Dans le même temps, les Anonymous ont révélé des comptes Twitter liés au djihadiste, lesquels ont été immédiatement fermés par les responsables de Twitter eux-mêmes. Il y a fort à parier que ce ne sont que des prémices de la part d'Anonymous, et que d'autres attaques encore plus virulentes sont à envisager dans les prochaines semaines.

Article original du 9 janvier 2015 - 11h30 :

Suite à l'attentat qui a eu lieu dans les locaux de Charlie Hebdo, les hackers d'Anonymous promettent de venger les victimes. Le collectif français a posté un communiqué sur le site de Pastebin, dédié aux newsgroups. "Attendez vous à une réaction massive et frontale de notre part car le combat pour la défense de ces libertés est la base même de notre mouvement." ont-il proclamé sur le site.

L'opération est baptisée OpCharlieHebdo, mais les éléments visés par Anonymous sont pour l'instant inconnus. On peut néanmoins supposer que les hackers cibleront en priorité les sites des terroristes islamistes, les militants de Daesh ou leur compte Twitter. Le compte à rebours du opcharliehebdo.com s'est quant à lui révélé un fake, comme l'ont déclaré les membres d'Anonymous.

La division française d'Anonymous était occupée depuis le début de semaine à pirater le site du Ministère de la Défense à l'aide d'une attaque DoS, en réaction à la mort de Rémi Fraisse. Cette attaque est suspendue et tous les efforts sont désormais consacrés aux représailles après l'attentat dans les locaux de Charlie Hebdo. Pour mémoire, Anonymous est un collectif de pirates informatiques qui s'est déjà illustré à de maintes reprises sur le web : on leur doit entre autres des attaques contre le site de l'Église de scientologie (en 2008) ou celui du FBI (en 2012, après l'affaire MegaUpload). Et rares sont les fois où le groupe a échoué dans ses tentatives de faire tomber un site.

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1 commentaire
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  • OlivierCreativ
    Les comptes bancaire ne vont pas tarder aussi à tomber ....
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