Apple joue la transparence sur les données utilisateurs

Apple joue la transparenceApple joue la transparenceCinq mois après les débuts de l’affaire PRISM et les révélations d’Edward Snowden sur les données privées auxquelles la NSA peut accéder chez Facebook, Microsoft ou Google, Apple prend la parole pour détailler les informations transmises.

En juin dernier, le monde entier apprenait que la NSA et le FBI pouvaient accéder à certaines données directement sur les serveurs des principaux acteurs d’Internet. Quelques jours après les premières révélations, Google et Yahoo s’étaient expliqué sur ces données, réalisées auprès des non-Américains sans contrôle judiciaire. Par ailleurs, la plupart des entreprises d’Internet ont entrepris depuis cet été une vaste opération de transparence, sur le modèle des rapports annuels de Google visant à déterminer le nombre de requêtes provenant de chaque gouvernement pour accéder à des informations sur un utilisateur ou à filtrer des résultats sur son moteur de recherche.

Dans un fichier PDF mis en ligne ce mardi, Apple détaille ainsi les demandes émanant des différents gouvernements mondiaux afin d’accéder aux données utilisateurs, mais également aux données contenues dans les appareils Apple. « N’importe quelle agence gouvernementale demandant des contenus  à Apple doit obtenir une ordonnance judiciaire. Quand nous recevons une telle demande, notre équipe juridique examine attentivement l’ordonnance. S’il y a le moindre doute concernant la légitimité ou le champ de l’ordonnance judiciaire, nous la remettons en cause », explique la firme de Cupertino.

Concernant les données dévoilées par Apple, l’entreprise américaine explique avoir reçu des ordonnances concernant 72 utilisateurs français, contre entre 2000 et 3000 aux États-Unis. Sur ces 72 utilisateurs, Apple a coopéré dans 24 % des cas, fournissant les données utilisateurs à l’administration française.

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  • yt75
    Peut-être ne pas oublier autour de cette affaire les aspects simplement "normaux et commerciaux" autour des données personnelles et de l'environnment actuel "3 ou 4 monstres géants du web". Et à ce sujet sans doute important de comprendre que pour que les choses fonctionnent "sans friction", il n'y a strictement aucun besoin d'ID unique par utilisateur partagé entre les services, au contraire garantie d'échec et à éviter à tout prix. Par contre besoin d'un nouveau rôle, plusieurs organisations dans le rôle et séparation des rôles.
    Il serait pas mal que F Pellerin le comprenne au sujet d'IDeNum :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
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