L'Arabie saoudite interdit aussi le BlackBerry

C’est hier que le régulateur des télécommunications saoudien a annoncé la suspension des services BlackBerry dès le vendredi 6 août. Une date encore plus rapide que celle des EAU annoncée pour le 11 octobre prochain. « La manière dont les services de Blackberry sont fournis actuellement n'est pas conforme aux critères réglementaires de la commission et aux conditions de licence », déclare ainsi la Commission de la technologie des communications et de l’information.

Le constructeur RIM nie avoir accordé des privilèges à certains pays, comme le sous-entendent des responsables émiratis : « RIM coopère avec tous les gouvernements avec la même cohérence dans les normes et le même degré de respect. […] Toute affirmation selon laquelle nous fournirions ou nous aurions déjà fourni quelque chose d'unique au gouvernement d'un pays particulier sans l'offrir à d'autres est sans fondement », affirme l’entreprise canadienne dans un communiqué.

Avec 500 000 utilisateurs aux Émirats et 700 000 en Arabie saoudite, c’est ainsi 2,6 % de son marché dont RIM se voit priver pour cause de non-conformité avec les lois locales. Les deux pays lui reprochent notamment son système centralisé de transfert des données localisé au Canada.