Polémique sur l'Ardoise de la police

ministere interieur policeUn nouveau logiciel de recueil et de traitement des informations liées aux infractions, expérimenté depuis janvier dernier, est en plein cœur d’une polémique.

Il apparait en effet qu’Ardoise, c’est son nom, laisse apparaitre des données sensibles et nominatives. Tollé !

Une Ardoise qui froisse

Ardoise (Application de recueil de la documentation opérationnelle et d’informations statistiques sur les enquêtes) a pour finalité de créer des fiches consultables par les forces de l’ordre sur tout le territoire national. Ces éléments permettent ensuite de réaliser toutes les statistiques sur la délinquance en France.

Ce nouvel outil permet de collecter et de conserver des informations lors d’investigations concernant les victimes, les suspects ou encore les témoins. Là où le bât blesse, c’est que certaines de ces données s’avèrent sensibles : orientation sexuelle, handicap, appartenance à un syndicat ou à une secte.

Dès lors il est facile de soupçonner la police de vouloir établir des fichiers catégoriels, de ficher les gens selon leurs comportements sexuels ou leurs appartenances politiques et/ou spirituelles.

Ainsi, les associations homosexuelles montent au créneau et le Collectif contre l’homophobie a saisi la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) ainsi que la Cnil, garante de la protection des données personnelles.

Ardoise provoque le débat au sein même de la police puisque, autant le Ministère de l’Intérieur calme le jeu, autant les syndicats de policiers se disent scandalisés. Mais que fait la police ?

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1 commentaire
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  • windob
    Je trouve que c'est de l'abus de saisir la halde pour ça !
    Si quelqu'un on dit de quelqu'un qu'il est hétéro, tout le monde s'en fout, c'est normal, par contre, si on dit de quelqu'un qu'il est homo, c'est de l'homophobie.

    Faut arreter de voir le mal partout.

    De plus, tu n'est pas obligé de confier tes orientations sexuelles a la police, ça te regarde, donc si tu les confies c'est en toute connaissance de cause.

    Enfin, c'est pas parce que la police a un nouveau logiciel que tout va changer : si ils voulaient dresser des catégories ils pouvaient tres bien le faire avant d'avoir ce logiciel.

    En plus, c'est pas comme si c'était public, c'est pas marqué sur le mur de la mairie qui est scientologue ou qui est gai.
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