Les députés peuvent jouer dans l'hémicycle

L'hémicycle de l'Assemblée NationaleBernard Accoyer, président de l’Assemblé Nationale, a annoncé vendredi la décision d’autoriser les députés à amener leurs ordinateurs portables dans l’hémicycle, mais sous certaines conditions.

Utilisation restreinte

C’est Rudy Salles, député de Nice et vice-président de l’Assemblée Nationale, chargé au sein de l’Hémicycle des nouvelles technologies, qui a appuyé cette autorisation en se pliant aux exigences du président de l’Assemblée. Ainsi, les députés n’auront pas le droit de se connecter à Internet ni d’utiliser un quelconque logiciel de messagerie. En outre, le son devra être coupé et les écrans bien dirigés vers leurs possesseurs.

Et enfin, l’hémicycle ne disposant pas de prises électriques à chaque siège, ses occupants devront se contenter de leurs batteries principales et éventuellement auxiliaires. Pour Bernard Accoyer, une telle évolution au sein du Palais Bourbon devrait permettre à ses membres une meilleure prise de note pour préparer leurs interventions en consultant par la même occasion les dossiers en cours.

Pas de communications au Palais-Bourbon

C’est donc une autorisation dotée d’un véritable règlement scolaire qui a fait son apparition sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Les limites imposées par le président de l’hémicycle ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le brouillage du réseau téléphonique aux abords du palais-Bourbon. Cette mesure avait été prise par Jean-Louis Debré, prédécesseur de Bernard Accoyer afin que les députés soient plus concentrés en séance et pour éviter toute fuite d’informations.

Par la suite, en juin 2007, le secrétariat de la défense avait pour sa part interdit les Blackberry dans les ministères français. Les e-mails envoyés à partir de ces terminaux transitent en effet par les États-Unis et le Royaume-Uni, pouvant être interceptés aisément par les services de renseignements américains. Les ordinateurs portables se retrouveront donc en complète autarcie. Un comble pour ces objets bourrés de possibilités de communication. Avec de telles contraintes, reste à savoir ce que choisiront les députés : démineur ou solitaire ?