Ati, nVidia : leurs nouvelles cartes sont-elles utiles ?

Ati est en train de remonter la pente sur le marché des cartes graphiques. Son objectif est de dépasser les 50 % de parts de marché avant la fin de l’année.

Les espérances d’Ati

Longtemps boudé par les joueurs, le fondeur canadien était en retrait depuis 2003/2004 où il avait alors sorti ses dernières cartes concurrentielles. Dès lors, nVidia s’était installé confortablement à la place de leader du secteur 3D. Cette année, AMD/Ati a plus d’un tour dans son sac. Son but est d’être opérationnel sur tous les plateaux avant la fin de l’année afin de passer devant nVidia l’année prochaine.

Deux stratégies pour conserver le marché

Les stratégies des deux pontes de la 3D sont différentes. Ati joue sur le côté prix/performances et semble plus à l’écoute du consommateur. nVidia, quant à lui, préfère mettre en avant son savoir-faire novateur avec Cuda, l’encodeur vidéo Badaboom et le traitement PhysX. La concurrence est rude bien qu’opposée. Sur un plan pratique, on peut rapprocher l’achat d’une nouvelle carte graphique du besoin de performances pour jouer. Néanmoins, le marché vidéoludique sur PC chute sensiblement.

Faut-il encore changer sa carte graphique ?

Cette observation pouvait encore se faire au salon de l’E3 2008 où les jeux PC se faisaient rares. Aujourd’hui, ce sont les consoles qui se démocratisent massivement, la faute à la Wii et la DS de Nintendo. L’ordinateur ne serait donc plus l’outil idéal pour jouer à l’heure actuelle.

Par conséquent, la course à la puissance 3D a-t-elle encore un intérêt ? Les consommateurs de l’année prochaine vont-ils suivre les performances de nVidia ou le rapport qualité/prix d’Ati ? Quoi qu’il en soit, ce marché n’est pas à l’agonie. Soit la vapeur s’inversera un jour, soit de nouvelles machines de jeu sortiront, nécessitant de nouveaux composants 3D.