Ati, prix, PhysX... nVidia saigne

Flight Simulator X sur GTX 280La baisse de prix de la dernière génération des cartes de nVidia a bien été répercutée sur le marché français. Celle-ci a pour objet de contrer au mieux la croissance d’AMD/Ati.

Un effort consenti

Nvidia GeForce GTX 260Pour rappel, le fondeur américain avait baissé ses tarifs auprès des marques distributrices sans savoir si celles-ci en feraient profiter le consommateur. C’est aujourd’hui chose faite puisque qu’anciennement à plus de 300 €, la GTX 260 est passée à 280 €, voir moins chez certains marchands. La réduction sur cette carte a été un peu plus importante aux États-Unis, mais sans grande différence tout de même.

De 550 € à 430 € pour la GTX 280

Triple SLI de GTX 280Par contre, le fer de lance de la firme au caméléon a pour sa part opéré une chute vertigineuse. De ses 550 € initiaux, il ne reste que 430 € à débourser aujourd’hui pour s’offrir la GTX 280. Son prix a diminué de 22% en France, soit une baisse plus importante qu’aux USA. Pour une fois que le vieux continent est en meilleure position sur le marché des composants, ce ne sera pas pour déplaire au consommateur.

Une baisse substantielle

La boîte SapphireMalgré ces opérations marketing, les cartes de nVidia ne s’alignent toujours pas sur la concurrence. Ati a dans ses mains un bon challenger de la GTX 260 à 230 € avec la HD 4870, et une concurrente directe des 9800 GTX pour moins de 150 € avec la HD 4850. Des prix qui sont encore loin de ceux de nVidia. Ce fondeur s’est pendant longtemps reposé sur ses lauriers, Ati ayant quasiment quitté la course à la 3D depuis quelques années. Mais aujourd’hui, la donne a changé. L’apport véritable des cartes nVidia n’est à l’heure actuelle que le CUDA et le moteur PhysX. Et encore.

Ati ne veut pas de la PhysX de nVidia

HavokEran Badit, un développeur travaillant pour le site NGOHQ.com, a réussi à utiliser l’API PhysX sur des cartes Ati. Contre toute attente, il a été supporté par nVidia. On peut comprendre par cela que le géant caméléon cherche à imposer son moteur physique sur un marché qui en est encore distant. De son côté, Ati n’apporte pas son soutien à Eran Badit. Pour avoir les mains libres, la firme canadienne a opté pour Intel et son moteur physique Havok.

Comme on peut le constater, AMD/Ati revient dans la course en force en portant un premier coup à nVidia avec ses HD 4800. En l’état des choses, il ne semble pas que ce soit le dernier.