La Barbie connectée va-t-elle espionner vos enfants ?

La dernière née des Barbie fait polémique. Première poupée connectée de Mattel, la Hello Barbie est dotée d’un outil de reconnaissance vocale et d’un système lui permettant d’entretenir un dialogue pertinent avec un enfant. Problème, pour apprendre, elle enregistre toutes ses conversations qu’elle stocke sur les serveurs de son constructeur. Un point qui n’a pas manqué d’alerter les associations de protection de l’enfance.

Dans la panade, Mattel a voulu renouveler le concept de la poupée Barbie afin de remonter ses chiffres de ventes. Les jouets électroniques ayant une bonne cote de popularité, la décision de s’orienter vers un jouet connecté a donc été prise. Malheureusement, la partie sur la sécurité des informations semble avoir été négligée. Ses déboires ont débuté en mars en Allemagne. Les polémistes ont rapidement rebaptisé la Hello Barbie en Barbie Stasi, en référence à la police secrète de l’ex-RDA.

Des voix archivées durant deux ans

Mattel explique que sa Barbie nécessite une connexion Wi-Fi afin de rendre une analyse pertinente des propos de l’enfant et lui donner une réponse intelligente à ses interrogations. Malgré cette justification, le fabricant demeure en possession des propos tenus par les enfants, archivés jusqu’à deux ans après leur enregistrement. La firme est donc en mesure d’établir des statistiques sur leurs goûts et centres d’intérêt, et ce, à leurs dépens et à ceux de leurs  parents.

Une tentative de transparence

Pointé du doigt par l’association américaine Campaign for a commercial-free childhood, Mattel a réagi à sa récente pétition. Le constructeur de jouets déclare que les parents devront signer un document attestant leur compréhension du produit et l’autorisation de son usage par leurs enfants. Il pourront même avoir accès aux enregistrements des interactions de leurs chères petites têtes blondes avec la poupée.

Le fabricant achève en indiquant que la Hello Barbie est sécurisée et que ses données sont protégées par divers garde-fous. Il en faudra certainement plus pour décourager les pirates. Pour rappel, en avril 2014, on apprenait qu’un hacker était parvenu à s’introduire dans un babyphone connecté, le Smart Baby Monitor de Withings. Il avait alors commencé à proférer des insultes à la petite fille de 10 mois qui se trouvait à côté de l’appareil.

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