Jill Watson, le bot qui trompe des étudiants en intelligence artificielle

Le cours d’intelligence artificielle du professeur Ashok Goel, de l’Institut de Technologie de Georgie aux États-Unis, a réservé une belle surprise à ses étudiants. Ces derniers étaient en relation tout au long de l’année avec une assistante d’éducation, Jill Watson, qui s’occupait de les contacter par email au sujet des dates de rendus de devoir et autres correspondances dans le cadre de leurs travaux.

Pour la plupart des étudiants, ces échanges « ressemblaient clairement à une conversation normale avec un humain ». Sauf que Jill Watson est une intelligence artificielle. Sa mission n’était pourtant pas simple. Le professeur à son origine explique ainsi qu’en moyenne les assistants d’éducation doivent composer avec quelque 10 000 messages de la part des étudiants chaque semestre.

L’équipe en charge du développement s’est appuyé sur le site Piazza – une plateforme de question-réponse – en passant à la loupe 40 000 messages différents afin d’armer Jill à répondre aux questions. Pour s’assurer de sa crédibilité, elle ne répondait que lorsqu’elle avait un taux de confidence dans la réponse de 97 %. Sur la période où elle était en fonction, l’intelligence artificielle a alors été en mesure d’adresser 40 % des demandes des étudiants.

Certains ont quand même eu des doutes, notamment à cause de la réactivité des réponses, mais la majorité n’y a vu que du feu. L’année prochaine, le professeur Goel compte bien renouveler cette expérience digne du test de Turing, en expliquant cette fois à ses élèves que l’un des assistants d’éducation est un bot… mais ne précisera pas lequel.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire