Bouygues va-t-il se vendre à Xavier Niel (Free) ?

La victoire d’Altice dans la vente de SFR par Vivendi pourrait avoir des conséquences inattendues sur le marché des télécommunications : Bouygues envisagerait la vente de sa division télécom. Le groupe n’a pas caché sa détermination à remporter le rachat du second opérateur mobile français, en multipliant les offres. Finalement perdant, Bouygues Telecom apparait aujourd’hui comme l’opérateur le plus fragile du marché malgré le réseau 4G le plus performant. 

Lire : Numéricable remporte SFR, le marché reste à quatre opérateurs

Face à lui, les imperturbables géants Orange et SFR ne semblent pas inquiétés tandis que Free mange les parts de marché comme un chancre. En deux ans, ce sont 8 millions de clients mobiles qui ont été conquit, un chiffre plus si éloigné de son concurrent Bouygues et ses 11,2 millions d’abonnés. Pourtant, le réseau mobile de Free est loin d’être aussi développé et performant. Les 2G et 3G sont sous la "perfusion" d’Orange et la 4G est bien moins dense que la concurrence, d’autant que Free Mobile ne dispose pas de l’ensemble des fréquences (seulement dans la bande 2 600 MHz, mais pas celles « en or », les 800 MHz).

Vers un retour à trois opérateurs ?

Une solution aurait pu être trouvée avec la reprise du réseau de Bouygues dans le cas où ce dernier aurait remporté le rachat de SFR. Si ce « deal » ne se fait pas, les discussions entre Bouygues et Free n’ont pas cessé pour autant. À en croire Le Parisien, Bouygues serait désormais vendeur : il serait prêt à se séparer de toute sa filiale télécoms contre 8 milliards d’euros et ce n’est autre que la firme de Xavier Niel qui serait envisagée pour le rachat. Par sécurité, un autre opérateur - étranger cette fois, l’espagnol Telefonica - est également inclus dans les négociations.

Lire : Tout comprendre sur l’Affaire Bouygues - SFR - Free

Ce sont donc ses 1 500 antennes, ses fréquences et ses clients qui sont sur la table. La somme est certes bien supérieure au 1,8 milliard qui était prévu à l’époque des négociations avec Vivendi. Mais dans cette configuration précise, si l’ensemble n’était pas vendu, l'opérateur se serait retrouvé avec un réseau "en double" et l’État aurait pu tout récupérer. Quoi qu’il en soit, Free ne serait prêt à monter que jusqu’à 5 milliards d’euros pour le moment. On pensait le mercato du marché mobile terminé avec la décision de Vivendi de vendre SFR à Altice (Numéricable), mais il n’en est rien. Il est probable que de nombreux rebondissements soient à prévoir à l’avenir et que le marché revient inexorablement à trois opérateurs, contre quatre actuellement.

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