Bouygues : ce qu'on sait (ou pas) de sa box sous Android TV

À l’occasion de la conférence Google I/O, le logo de Bouygues Telecom a été aperçu dans la liste des partenaires du développement de la nouvelle solution du constructeur américain pour la télévision : Android TV. Le lendemain l’opérateur français organisait une conférence, afin de nous présenter son dernier projet : une set-up box sous Android TV, encore en développement.

Cinq choses que l’on sait (ou pas) sur la nouvelle box de Bouygues Telecom

Dès le début de la présentation, Olivier Roussat, PDG de Bouygues Telecom, a été clair : il n’est pas question d’une commercialisation pour le moment. Elle est prévue pour l’instant pour le mois d’octobre et va être, au courant du mois de juillet, diffusée à un petit groupe de clients test. Mais qu’est-ce que l’on sait vraiment d’elle pour l’instant ?

1 - On ne sait pas : son nom

Bbox Sensation, Freebox Revolution, Livebox Evolution… Les fournisseurs d’accès ont l’habitude de nommer leurs différents boitiers TV. Dans le cas de la nouvelle box, Bouygues n’est pas encore définitif. La seule chose qui est connue, c’est son nom de code : Miami. Il ne s’agit pour l’instant que d’un terme utilisé en interne, il y a donc peu de chances qu’il subsiste encore très longtemps.

2 - On ne sait pas : son prix

Un autre opérateur propose un boitier sous Android : SFR. Seulement, ce boitier TV est facturé 3 euros par mois, et il n’est proposé qu’en plus du boitier par défaut de la box internet. Dans le cas de Bouygues, impossible de connaitre l’un ou l’autre. L’opérateur refuse pour l’instant de dire si ce boitier va à terme remplacer celui de l’actuelle box internet et s’il sera, par le fait, livré par défaut.

3 - On sait : elle fonctionne sous Android TV

Google arrive finalement à implanter Android sur nos téléviseurs, avec l’aide des opérateurs. Il faut dire que les avantages sont nombreux. D’abord, elle a accès au magasin multimédia Play Store (applications, jeux vidéo, musiques et films), avec des logiciels optimisés pour une utilisation sur télévision, tels que YouTube. Sinon, des Media Center tels que XBMC ou Plex sont installables, le matériel se chargeant sans problème de décoder les différents formats vidéo. D’ailleurs, "Miami" est compatible Chromecast, avec tous les avantages que cela implique au niveau du streaming de contenu ou de partage d’écran.

Le boitier Miami est d’ailleurs trois fois plus puissant que la dernière box de Bouygues. Le matériel est confié à Marvell, qui a retenu une puce intégrée Armada 1500 Pro, avec un processeur à quatre cœurs, 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage intégré. La puce graphique est une Vivante GC4000 3D, qui garantie une interface fluide ainsi qu’un bon fonctionnement des jeux vidéos.

D’ailleurs, la grande majorité des accessoires, qu’ils soient filaires ou Bluetooth, sont compatibles avec le boitier, pratique pour ne pas s’encombrer d’une télécommande dans un jeu qui préfère une manette ou dans le navigateur web plus simple à manier avec un clavier et une souris.

4 - On sait : l’interface est propre à Bouygues

L’interface de la box « projet Miami » est ce qui nous a le plus emballé pendant la présentation. Développée par la société IFS (I Feel Smart), elle repose sur 4 axes de navigation. Le menu principal est en fait le flux TV, ce qui est une très bonne idée pour ne jamais se perdre. Depuis ce menu on peut choisir de naviguer à travers les différentes chaines d’un clic vers la gauche ou accéder aux applications propres au programme en cours en se rendant à droite (magasin de VOD ou de Catch Up).

Sur la partie supérieure, un moteur de suggestions propose différents programmes en fonction de ses habitudes de consommation. La particularité du dispositif, c’est qu’il est multi-support et peut aller piocher autant dans le guide des programmes à la télévision, que dans le catalogue de VOD, ou dans les différents services de TV de rattrapage.

La partie inférieure correspond plus à l’univers propre à un boitier Android TV, avec l’accès aux applications installées ou encore au magasin d’applications. Surtout, l’interface s’est révélée particulièrement fluide durant toute la durée de la démonstration, ce à quoi les actuels possesseurs de Box Sensation ne peuvent pas toujours prétendre.

5 - On sait : même avec un faible débit, on peut regarder la TV

Ce boitier a la capacité de décoder tous les flux TV : la TNT bien sûr, mais également la TV sur IP. Pour ceux qui ne peuvent prétendre à la TV sur IP, à cause d’un débit trop faible par exemple, le projet Miami a une solution : l’OPP, connu également sous le terme d’Adaptive Streaming. Même avec une connexion 1 méga, la TV devient accessible grâce à un encodage spécifique. La qualité est bien entendu en rapport.

6 - On sait : il n’y a pas de disque dur interne

Avec seulement 16 Go de stockage flash, il ne faut pas compter sur le boitier pour enregistrer ses programmes ou garantir le Time Shifting. La set-up box de Bouygues est équipée d’un lecteur de carte SD, mais un disque dur peut également être branché en USB pour garantir les fonctions d’enregistrement et de différé.

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