Appel au boycott contre Nokia : la gronde se propage sur Internet

Nokia, le leader mondial de la téléphonie est sous le coup d’un double appel au boycott. Le groupe finlandais doit faire face à un tollé mondial depuis que le Wall Street Journal a révélé l’implication commune de Nokia et Siemens dans un service de surveillance du Web vendu à l’Iran. Le journal économique révèle l’existence d’une joint-venture qui aurait proposé au gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad un système  d’inspection du traffic Web, également connu sous l’appellation « Deep Packet Inspection ».

Twitter contré par l’alliance Nokia/Siemens

Cet outil très performant, fourni clés en main, permettrait à la police iranienne de surveiller à peu près tout ce qui circule sur le réseau perse. Emails, statuts Facebook, Twitter, et même les communications en VoIP seraient passés au crible par le fameux « DPI ». Ces révélations, confirmées depuis par d’autres médias américains expliqueraient, au moins en partie, comment les autorités iraniennes ont réussi à contrer la rébellion numérique de l’opposition.  Cette dernière avait trouvé en Twitter, notamment, un outil efficace pour organiser les manifestations (Twitter repousse une maintenance pour l’Iran).

Nokia nie

Nos confrères de France 24 ont contacté Ben Roome, le porte parole de la joint-venture qui nie les faits affirmant qu’il s’agit d’un système pour les écoutes légales. Des explications insuffisantes pour les internautes du monde entier qui ont lancé un appel au boycott des deux marques. Sur Facebook aussi, les groupes anti-Nokia et anti-Siemens se sont multipliés. Il est impossible de savoir à quel point cet appel venu des réseaux sociaux pourra nuire à l’image de marque. Ce qui est certain en revanche, c’est que les soucis s’accumulent pour Finlandais. Il y a quelques semaines déjà un autre appel au boycott avait pris le leader de la téléphonie pour cible. Limité à l’Allemagne, il était né suite à la fermeture de l’usine de Bochum et à sa délocalisation en Roumanie.