Apple et ses produits sous l'oeil de Bruxelles

La politique d’Apple sur ses produits va-t-elle s’avérer problématique en Europe ? C’est ce que pense Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, qui veut lancer une enquête sur la firme à la Pomme et son iPhone.

Apple risque une enquête

Pour Neelie Kroes, l’interopérabilité d’un produit est un point essentiel, que les constructeurs ne « peuvent choisir d’ignorer dans leurs produits ». Évidemment, l’iPhone, souvent critiqué pour son système fermé, est en tête de liste des produits visés. « Les consommateurs ont besoin d’avoir le choix quand il s’agit de logiciels ou de produits matériels ». L’une des critiques à propos de l’iPhone est que Steve Jobs a toujours refusé, explications à l’appui, d’intégrer des technologies comme Flash dans son téléphone.

L’AppStore fait également partie des critiques émises par la commissaire. La politique obscure d’Apple en matière d’approbation des applications soulève en effet de nouvelles interrogations à Bruxelles. Apple risque une enquête de la part de la commission européenne à la concurrence, qui avait déjà fait parler d’elle pour avoir infligé à Microsoft une amende record de près de 500 millions d’euros.

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18 commentaires
    Votre commentaire
  • H-hich
    Ou comment se réveiller 20 ans en retard.
    0
  • Kenelm
    Mieux vaut tard que jamais. Parce que si ça continue à ce rythme, on finira par être obligé de passer par Apple, et ça ça fera vraiment chier.
    1
  • LVM
    Citation:
    Pour Neelie Kroes, l’interopérabilité d’un produit est un point essentiel, que les constructeurs ne « peuvent choisir d’ignorer dans leurs produits ». Évidemment, l’iPhone, souvent critiqué pour son système fermé, est en tête de liste des produits visés. « Les consommateurs ont besoin d’avoir le choix quand il s’agit de logiciels ou de produits matériels ». L’une des critiques à propos de l’iPhone est que Steve Jobs a toujours refusé, explications à l’appui, d’intégrer des technologies comme Flash dans son téléphone.


    Faudrait peut-être déjà que quelqu'un essaye de prendre la peine d'expliquer à Mme Kroes ce qu'est l'interropérabilité.

    En général ce mot désigne l'emploi de standards ouverts pour faciliter l'échange de données entre appareils.

    Déjà Flash c'est pas des "données" mais des applications. Et surtout gros problème c'est une technologie propriétaire d'Adobe et bien fermée, rien à voir avec un standard ouvert.

    Ensuite l'interopérabilité, aussi légitime qu'elle puisse être, n'est inscrit dans aucun texte de loi Européen ou même Français.
    Au contraire même, le droit d'auteur garantie aux auteurs une liberté totale de la façon dont sont conçues et distribuées leurs oeuvres. Par conséquent ont peut pas obliger X à s'adapter à Y.

    Citation:
    L’AppStore fait également partie des critiques émises par la commissaire. La politique obscure d’Apple en matière d’approbation des applications soulève en effet de nouvelles interrogations à Bruxelles. Apple risque une enquête de la part de la commission européenne à la concurrence, qui avait déjà fait parler d’elle pour avoir infligé à Microsoft une amende record de près de 500 millions d’euros.


    Ah Microsoft... le parfait mauvais exemple. L'entreprise abusait d'une situation ultra-dominante (plus de 90% du marché) établie depuis près de deux décennies.
    Apple c'est 15% du marché des smartphones, Nokia c'est 50% et on leur dit rien. Et le marché des smartphones grand public peut évoluer il est à peine naissant...

    On rappellera que Mme Kroes s'était déjà cassé les dents sur l'iPod qui soit-disant limitait l'interropérabilité alors que celui-ci peut lire n'importe quel MP3 venant d'où on veut (et ce depuis toujours).
    Sacré fiasco donc, et là on est en plus très loin de la part de marché de l'iPod...
    0