Le Tour de France va utiliser des caméras thermiques pour repérer les tricheurs

Le milieu du cyclisme est tristement célèbre pour les affaires de dopage qui ont émaillé sont histoire, et l’édition 2016 du Tour de France qui se prépare devrait donc être sous haute surveillance. L’Union Cycliste Internationale (UCI) vient en effet d’annoncer la mise en place d’un nouveau dispositif dès cette année : des caméras thermiques placées sur le bord de la piste, et qui inspecteront les vélos des coureurs pour y détecter un éventuel moteur caché.

Ce dispositif est en test depuis le mois de janvier pour l’UCI, qui affirme avoir déjà effectué près de 500 contrôles de ce type pendant le Tour de Suisse, et plus de 2000 durant le Giro d’Italia. Pour le Tour de France, dont le départ sera donné le 2 juillet prochain au Mont Saint-Michel, l’UCI s’attend à effectuer « entre 3000 et 4000 contrôles ». Le but de ces contrôles est donc de détecter l’éventuelle présence d’un moteur caché dans le cadre d’un vélo, et dont la présence pourrait soulager les efforts d’un coureur en lui permettant de conserver une allure à moindre frais. Évidemment interdite par l’UCI, cette pratique a fait grand bruit lorsqu’elle a été révélée au public en avril dernier, par une enquête diffusée sur Stade 2 où des caméras thermiques permettaient effectivement de détecter la triche.

L’usage de caméras thermiques présente un certain avantage pour l’UCI, qui peut en effet conduire ses tests pendant la course, sans avoir à déranger les cyclistes. Mais cela ne devrait pas être le seul outil utilisé par l’UCI, qui aura également à sa disposition des scanners à rayons X, permettant de voir à l’intérieur du vélo, ou encore des scanners à ultrasons, qui permettent de tester la densité du matériel. Autant de moyens technologiques mis en oeuvre pour empêcher les coureurs de cacher un dispositif électrique dans leur vélo.

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