[CES 2015] Seven Hugs HugOne : le marchand de sable pour la famille

Au milieu des nombreux autres acteurs français présents cette année au CES, la jeune startup Seven Hugs est venue avec une nouveauté sous le bras : le HugOne. Il s’agit d’un ensemble d’objets connectés visant à analyser dans les moindres détails le sommeil. Mais contrairement à l’Aura de Withings, que nous avions pu découvrir l’année dernière à la même époque, le but du HugOne n’est pas de se focaliser sur un seul utilisateur, mais toute la famille.

Pour arriver à ses fins, le dispositif repose sur plusieurs appareils, qui conglomèrent une quantité impressionnante d’informations. Le premier, la centrale, s’installe dans le salon du foyer. Bardée de capteurs, elle analyse en permanence la qualité de l’air en mesurant la présence de formaldéhyde et de benzène.

Sur la partie supérieure, un bouton s’allume en bleu lorsque le nombre de PPM, c’est-à-dire de particules polluantes par millions de particules, a dépassé les 2 000. En effet, l’air n’est pas considéré comme « trop pollué » en dessous de cette valeur. Par contre, lorsqu’elle est dépassée, il est important de renouveler l’air en ouvrant les fenêtres par exemple, cela ayant un impact sur le sommeil.

L’analyse du sommeil

Les autres éléments du dispositif sont les mini-hugs. Il s’agit de petits objets de 3 centimètres sur 3 centimètres, qui se placent sous les draps des différents lits. Reliés à la centrale grâce à un protocole propriétaire, ils analysent l’humidité de la pièce ainsi que les mouvements de celui ou celle qui se trouve dans le lit.

Ainsi, le dispositif est en mesure de déterminer les différentes phases du sommeil (léger ou profond). La firme revendique une précision dans la détection de  l’endormissement  de l’ordre de 80 à 85 %, grâce au travail conjoint avec des experts d’une clinique du sommeil basée en Allemagne. Le résultat devrait donc être plus précis que ce qu’offrent les bracelets connectés.

L’heure à laquelle chaque utilisateur s’endort est consignée, tout comme celle du réveil. Toutes ces données sont ensuite traitées et intégrées à l’application mobile qui permet de surveiller la quantité et la qualité du sommeil de ses enfants et soi. Surtout, il devient possible d’évaluer la régularité des heures de coucher, un critère important dans le développement de nos petites têtes blondes.

Assistant éducatif à ses heures

Concernant les enfants, une surface vitrée à la base de la centrale diffuse une lumière rouge lorsqu’il est l’heure pour eux d’aller se coucher. Une fois ceux-ci endormis, la lumière passe au bleu, mais elle revire au rouge si l’un d’entre eux se réveille alertant ainsi les parents. 

Ceux qui s’inquiètent de la présence trop importante des ondes autour de leurs enfants seront rassurés d’apprendre que les mini-hugs désactivent automatiquement la liaison dès que l’occupant est endormi, et se réactive à son réveil.

Autre détail, ils sont alimentés par une pile « bouton » et leur autonomie est d’un an. Ainsi, l’idée est de rendre la plus transparente possible l’utilisation du système, sans avoir à penser au bon fonctionnement de ses différents éléments. Le HugOne est en précommande contre 139 euros, puis sera commercialisé 169 euros. Deux mini-hugs sont inclus dans le pack de base (vendu 39 euros l’unité).