Machine à PV : nouveau cauchemar des automobilistes

La machine à PV en pleine actionLa machine à PV en pleine actionA Suresnes (Haut-de-Seine), les 10 ASVP (Agent de surveillance de la voie publique) ont troqué leurs stylos contre des PDA. Depuis novembre 2009, le PV est devenu électronique : plus rapide, plus efficace, plus économique, le système semble ne présenter que des avantages. Daniel Montet, conseiller municipal de la ville délégué à la sécurité publique est à l’origine du projet déployé également à Boulogne-Billancourt, Chantilly et Meaux. En partenariat avec l’État, son idée est désormais en test dans chacune de ces municipalités : « l’équipement ne nous a rien coûté, comme nous sommes encore phase de test il est fourni directement par le ministère de l’Intérieur. Il s’agit d’un PDA sur lequel sont recensés tous les noms de rues de la ville, mais aussi les marques et modèles automobiles, seule la saisie de la plaque minéralogique se fait manuellement ».

Un peu plus de six mois après le lancement, tous les objectifs paraissent atteints selon le conseiller : « nous voulions améliorer la rotation des places libres, gratifier le métier d’ASVP, faciliter le paiement des amendes et faire des économies dans leur traitement », explique Daniel Montet. Avec une augmentation de 20 % du nombre de contraventions émises, le système est dissuasif. De leur côté, les agents sont « ravis et se sentent considérés ». Désormais réalisable par carte bancaire via téléphone et Internet, le nombre d’amendes réglées dans les 7 jours a fait un bond de 30 %. Enfin, le personnel jusqu’à présent utilisé pour la saisie manuelle des procès-verbaux a été réaffecté, la transmission des données se fait chaque soir vers le Centre automatisé de constatation des infractions routières situé à Rennes. « Le contrevenant voit simplement notifier sur son véhicule qu’un procès-verbal a été émis et qu’il lui sera envoyé par courrier à domicile », détaille Daniel Montet.

L’expérimentation sera terminée à la fin de l’été avant que le système soit généralisé à l’échelle nationale. Potentiellement, chaque municipalité pourra s’équiper de PDA, à leur charge cette fois-ci. Gendarmes et CRS pourront également en profiter.

Une solution pour tenter d'éviter les PV

Le site AlertePV.comLe site AlertePV.comDifficile de lutter contre tant d’efficacité. Toutefois, la résistance s’organise : le site communautaire et gratuit AlertePV.com compte désormais 20 000 inscrits. Il compile les signalisations de chaque utilisateur, on obtient ainsi une cartographie des risques de PV. Moyennant finance il est même possible de recevoir des alertes SMS en cas de « risque imminent de contravention ». Pour Benoît Oberlé, créateur et seul investisseur du site, « le projet est parti d’une idée émise entre amis, ils m’ont aidé à le concevoir et je l’ai financé seul à hauteur de 100 000 euros ». Pour l’instant seules les villes de Paris, Lyon et Marseille proposent des résultats très pertinents : « pour arriver à une efficacité de 100 %, il nous faut atteindre le seuil national de 100 000 inscrits ».

Face à l’augmentation de l’efficacité des agents grâce au système désormais utilisé à Suresnes, Benoît Oberlé reste serein : « et si la question se posait plutôt inversement ? Notre système peut également contrer ce genre d’évolution ». La lutte ne fait pour l’instant que débuter puisqu’une application iPhone gratuite devrait arriver dans quelques jours. L’ouverture de l’API du site permettra également à ses données d’être reprises gratuitement par d’autres services : « on peut imaginer les retrouver sur des sites comme Mappy ou ViaMichelin ».

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
20 commentaires
    Votre commentaire
  • Last_Up
    Mouais. Moi je dis y'aura encore des grèves à cause de ça...
    -2
  • Anonyme
    Et pour qu'on sache qu'on a eu un PV, ça se passe comment ?
    Ils glissent un pda sous l'essuie-glace ?
    -1
  • stephbpm
    @ ancilevien74 :
    "l'usager recevra un avis d'information déposé sur le pare-brise, une simple carte à puces mentionnant le montant de l'infraction. La vraie contravention, elle, arrivera par La Poste quelques jours plus tard. L'automobiliste sanctionné ne pourra plus tenter d'expliquer que le duplicata délivré, le « papillon vert », s'est échappé de son essuie-glaces… "
    trouvé sur rue89.com
    1