Les 477 exclus du téléphone mobile

Elles sont encore 477. Presque 500 communes, donc, qui ne disposent toujours pas de couverture en téléphonie mobile. Officiellement, elles sont appelées « zones blanches », mais ce terme condescendant cache mal une réalité économique complexe. Le déploiement d’antenne relais coûte cher, pour des zones à la population réduite. Ainsi, cette dernière année, le rythme d’extension de la couverture en mobilité s’est ralenti.

Couverture totale en 2011 ?

Néanmoins, le secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire, Hubert Falco a indiqué que le « zones blanches » devrait avoir totalement disparu en 2011. Le reste des coûts a été logiquement réparti entre les opérateurs (71 millions d’euros), les collectivités locales (8 millions d’euros) et l’Etat (8 autres millions). Selon le ministère, il faut en moyenne 24 mois pour effacer une « zone blanche » de la carte. Un durée assez importante que le secrétaire d’Etat explique par d’autres facteurs que l’habituel raison financière : « Tout le monde veut la téléphonie mobile mais personne ne veut d’antenne près de chez lui ».

Lignerolles enfin dans le XXIe siècle

Lignerolles, petite commune de 140 habitants dans l’Orne est la dernière en date à avoir été dotée d’une antenne relais. Les 477 restantes vont donc devoir patienter, encore deux ans pour les moins bien loties.