nVidia-Ati : DirectX11, CUDA, LongRun2

Les deux ténors de la carte graphique dédiée sont en train de se préparer à un affrontement long mais avantageux pour le consommateur. Les armes commencent à faire leur show.

DirectX 11 d’abord chez Ati

L’API DirectX dans sa version 10.1 n’est pas encore supportée par toutes les cartes graphiques. À l’heure actuelle, seules les Radeon y sont compatibles. Néanmoins, cela n’empêche pas AMD/ Ati d’annoncer un nouveau SDK qui supportera DirectX 11, pour dans 18 mois.

Ce kit de développement offrira en outre la possibilité d’utiliser OpenCL. Ce langage permet d’intégrer le langage de programmation en C au GPGPU. Cette dernière appellation définit un mode de calcul qui utilise la puissance de la carte graphique pour effectuer des opérations non relatives à la partie graphique.

nVidia en avance avec CUDA

Avec ce nouveau SDK, Ati cherche à contrer la solution CUDA de nVidia. Cependant, il reste du travail au Canadien avant d’atteindre le niveau d’avancement de la firme au caméléon. Beaucoup de cartes sont désormais compatibles avec CUDA et la solution de nVidia dispose surtout d’une documentation claire et complète. Ce n’est pas le cas du SDK d’Ati qui utiliserait plusieurs API et risquerait ainsi de faire produit mal fini à sa sortie.

Corriger les erreurs des GeForce

D’un côté plus matériel, nVidia annonce sa souscription à une licence sur LongRun2. Cela lui apporte les plans de processus de fabrication des puces de silicium. Pour rappel, habituellement nVidia ne fond pas directement ses GPU, mais les sous-traite à TSMC (Taïwan Semiconductor). Avec cette acquisition, le géant américain a dans les mains une carte maîtresse.

LongRun2 devrait lui permettre, par exemple, de diminuer sensiblement la consommation électrique de ses GPU ou encore d’obtenir un meilleur rendement de production. Cette nouvelle devrait relancer l’intérêt des cartes nVidia si les économies et performances sont répercutées sur le produit fini.

Entre Ati qui est en avance sur DirectX et domine les ventes actuellement, et nVidia qui impose son CUDA et se paye une licence pour doper sa production, on est en droit de penser que les plus belles affaires ne sont pas encore arrivées.