Donnedieu de Vabres rassurant sur la DADVSI

Infos-du-Net.comSi le ministre de la Culture a accordé une interview au journal gratuit 20 minutes, c'est qu'il sait quel public il veut toucher. Il annonce la création d'un site Web de débat entre internautes et artistes, déclarant avoir "sous-estimé la désinformation qui a circulé sur Internet". L'homme espère tordre le cou à certaines interprétations des fuites provenant de ses textes de travail : exception de copie privée, DRM et riposte graduée sont toujours au centre du problème.

Echec et Mat en quatre coups

"Je pense que chacun a mieux compris les enjeux. Je suis serein [à propos du vote du 7 mars] et je n'ai pas de raison de ne pas l'être. Le débat a été parfois vif, mais il est toujours nécessaire". Le politicien dit prendre en compte les arguments évoqués par les détracteurs et décrit à son tour les grandes lignes du projet, en espérant rallier l'opinion à sa version :

- vendre des oeuvres piratées est toujours lourdement sanctionné, mais le pirate dans le cadre privé voit sa peine passer d'un maximum de 3 ans de prison et de 300.000€ d'amende à une simple amende de 38 euros ;

- l'interopérabilité devra être un droit : "la technologie ne doit pas imposer de manière abusive des prix ou un cloisonnement de l'accès à une chanson ou à un film. je souhaite que la France soit en avance et que l'interopérabilité soit garantie. Lorsque vous avez acheté les droits d'une oeuvre, vous devez pouvoir la faire vivre et circuler d'un appareil à un autre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ". Un pari techniquement difficile et qui soulève le doute quant à son effectivité. Mais c'est tout de même une grande attente des principaux membres de l'opposition ;

- dérivant du point précédent, un droit de contourner une mesure qui n'autorise pas l'interopérabilité peut s'interpréter dans : "Une mesure technique qui empêcherait de lire une oeuvre acquise légalement est inacceptable et les logiciels conçus pour permettre l'interopérabilité ne peuvent faire l'objet de sanctions sur ce point". Si cela s'avère, le logiciel libre serait enfin épargné ;

- la copie privée elle aussi est protégée, bien qu'on ne sache pas dans quelle mesure ni si le projet d'en limiter le nombre est abandonné.

Nous voilà face à une réponse directe et concrète aux préoccupations majeures de ces derniers mois, tellement parfaite venant d'un ministre qui avait tout contre lui deux semaines plus tôt qu'elle peut laisser sceptique. Mais qui n'aimerait pas croire que le débat démocratique a pris le dessus sur la pression des lobbys ?

Source : GénérationNT
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13 commentaires
    Votre commentaire
  • djamblade
    Parole Parole Parole...

    Quand le texte modifié sera présenté et on pourra laisser nos doutes de cotés!

    Pour le moment ce n'est rien de plus que les paroles apaisantes d'un politicien qui comme a leur habitude cherche a nous prendre dans le sens du poil pour tenter de nous desinteresser du debat.

    ;-)
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  • vutom
    C'est vrai qu'il a complètement changé de camp tout d'un coup. C'est peut-être une bonne chose, mais restons méfiants tout de même...
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  • Anonyme
    peut etre qu'il a eu des difficultés à lire un fichier DRM sur son iPod alors qu'il l'avait payé 0.99 euros sur Virgin.
    Comme quoi l'intelligence peut venir de la frustration.
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