Android : la Cnil s'attaque aux données prélevées par les applications

Pour la deuxième fois depuis début 2013, la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) s’est associée à l’institut Inria afin d’étudier le devenir des données personnelles sur les smartphones des Français. Après une première étude en avril 2013 visant iOS, la seconde s’attarde sur les appareils Android.

En avril 2013, la Cnil publiait une étude à propos des données personnelles et la façon dont elles étaient utilisées par les applications sur iPhone. Il en résultait alors que la géolocalisation était une donnée particulièrement importante pour les développeurs, notamment ceux se rémunérant par la publicité. Par ailleurs, les éditeurs insistaient dans leurs applications sur le besoin d’identifier leurs utilisateurs. Enfin, l’étude pointait du doigt ce partage des données qui étaient rarement nécessaires pour donner à l’utilisateur une bonne expérience de l’application.

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Cette année, la Cnil et l’Inria ont réitéré la même étude, s’attardant cette fois spécifiquement sur les appareils Android, adoptés par 66 % des possesseurs de smartphones en France. Parmi les trois points critiques soulevés par la Cnil dans les résultats de son étude, deux sont identiques aux applications disponibles sur iPhone. Sur les deux systèmes, les applications exigent bien souvent l’identification de l’utilisateur, notamment pour un ciblage publicitaire. Sur les 121 applications testées, plus de la moitié demandent à l’utilisateur de s’identifier par l’IMEI, l’identifiant de carte SIM, le numéro de téléphone ou le compte Google. Le GPS est également mis à contribution par les applications pour mieux cibler leurs utilisateurs, parfois plus que de raison, pouvant entraîner une baisse drastique de l’autonomie. « Une application de service de réseau social a pu accéder 150 000 fois en 3 mois à la localisation d'un de nos testeurs. Cela représente un accès en moyenne par minute », détaille ainsi la Cnil.

Enfin, particularité d’Android, certaines applications sont installées par défaut sur le smartphone de l’utilisateur et ne peuvent donc pas être désinstallées : « Certains de ces services sont particulièrement gourmands en matière de données. Par exemple, une application installée par défaut pour un de nos testeurs a procédé à plus d'un million d'accès à la localisation en 3 mois ».

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