Radars, brouilleurs, canons à eau : comment l'Etat va contrer les drones

Les forces de l’ordre ne comptent pas attendre les bras croisés que des drones réapparaissent une énième fois dans le ciel parisien. Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a ainsi annoncé le déploiement d’un dispositif pour contrer ces objets volants non autorisés.

Comme constaté lors de la nuit de 3 au 4 mars, la police est matériellement incapable d’appréhender un drone en plein vol, étant obligée de le suivre au sol avec toutes les contraintes de circulation que cela implique. Aussi, est-il envisagé de contrer ces appareils par des moyens offensifs.

La SGDSN explique qu’il « n'existe aujourd'hui aucune solution immédiatement disponible, tant en France qu'à l'étranger. » Un « appel à projets flash »a été lancé le 18 décembre dernier par l’Agence Nationale de la recherche pour le compte de la SGDSN. Une quarantaine d’entreprises a ainsi été mobilisée afin de développer au plus vite des systèmes permettant « la détection, voire la neutralisation, de drones aériens. » Toutes les idées sont étudiées, du canon à eau à la détection radar à basse altitude au-dessus des lieux sensibles, en passant par un brouillage des fréquences utilisées par la communication entre le drone et sa télécommande. En tout, 23 projets ont été posés sur la table. La liste des heureux élus sera dévoilée à la mi-mars

Vers un renforcement de la législation

Les premières phases de test doivent débuter à la fin du mois. Une seconde phase est prévue en juin prochain. La prolifération des drones s’étendant au-delà de nos frontières, un colloque portant sur l’intrusion des drones se tiendra à Paris le 28 mai, rassemblant les pays concernés, dont les États-Unis. 60 vols non autorisés ont été répertoriés depuis octobre 2014 en France. Une recrudescence d’infractions qui devrait mener à un renforcement de la législation des drones. Confiscation de l’appareil, engagement de l’assurance civile en cas de dommages, intégration d’une puce de localisation ou encore assurance obligatoire pour les pilotes sont autant de mesures actuellement à l’étude. L’an dernier, il s’est vendu 100 000 drones de loisirs entre 50 et 100 euros, rapporte l’institut GFK. Point de chiffre, néanmoins, sur les drones haut de gamme utilisés lors des survols de Paris ou de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Plus performants, ces derniers coûtent plus de 500 euros pièce.

Drones : comment choisir ? Lequel acheter ?

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire