[MAJ] Drones sur Paris : espionnage ou virée entre copains ?

Mise à jour : Pour la seconde nuit consécutive, quelques drones ont survolés la capitale française. Selon une source policière citée par l’AFP, ils auraient évolués dans le ciel parisien entre 23 heures et 2 heures du matin. Badauds et policiers ont relevés leurs circonvolutions autour de la place de la Concorde, des Invalides, sur les bords de la Seine, près de la Tour Eiffel, mais aussi en périphérie de la ville, Porte de Saint-Cloud et Porte de Clignancourt. Cette fois-ci, des films amateurs ont été tournées par des passants. Ils seront remis à la gendarmerie des transports aériens qui consacre une équipe de dix agents à l’enquête.

Article originel du 24 février 2015

Des drones ont une fois de plus exploré le ciel parisien. L’évènement est survenu durant la nuit du 23 au 24 février. Les appareils télécommandés ont été aperçus au-dessus de plusieurs lieux stratégiques.

Jusqu’à cinq vols non autorisés ont été constatés. Le premier a survolé l’ambassade américaine vers une heure du matin. Il se tenait alors à une hauteur estimée entre 100 et 300 mètres.

« La tour Eiffel, les Invalides ou encore la Concorde ont également été survolés », précise une source policière citée par l'AFP. « Il pourrait s'agir d'une action coordonnée, mais nous n'en savons pas plus pour l'instant. » En tout, ce sont cinq appareils différents qui auraient sévi simultanément au-dessus de la capitale. Une dizaine de signalements ont été répertoriés vers six heures du matin.

Après leur escapade nocturne, les drones se sont évanouis dans l’aube. La gendarmerie des transports aériens a été chargée de l’enquête du survol interdit de l’ambassade des États-Unis. Les autres drones ont été confiés à la police judiciaire. Actuellement, aucune interpellation n’a été effectuée. Une source policière a indiqué à l’AFP que « nous faisons tout ce que nous pouvons pour mettre la main sur les pilotes, mais ils restent introuvables. »

Vol interdit en zone urbaine

Les drones capables de telles prouesses sont équipés pour prendre des photographies et films de bonne qualité. Des données sensibles qui pourraient être utilisées à mauvais escient, même s’il ne pourrait s’agir que d’un groupe de passionnés en virée au-dessus de Paris.

Comme nous le rappelons dans notre guide d’achat des drones, le survol de zones urbaines est interdit depuis 2012. « Le survol des agglomérations ou des rassemblements de personnes n'est possible que dans le cadre d'une autorisation préfectorale délivrée après avis du service de la défense et de la direction régionale de l'aviation civile ». Les contrevenants risquent jusqu’à un an d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. En février 2014, un légionnaire en permission avait écopé de 1000 euros d’amende, dont 500 euros avec sursis, pour avoir fait voler son drone sans autorisation depuis le premier étage de la Tour Eiffel.

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