La gendarmerie rêve de drones qui vous colleront des PV

Durant une période de dix semaines, les forces de l’ordre ont testé des drones de surveillance au-dessus des routes de l’Oise. Une nouvelle technique de contrôle qui pourrait être étendue au niveau national.

Être pris en chasse par un drone sur l’autoroute. Une telle poursuite fait figure de science-fiction, mais c’est ce vers quoi pourrait tendre le gouvernement. Dans un premier temps, l’expérience s’est concentrée sur les franchissements de lignes continues, mais il n’est pas exclu qu’équipées de drones, la police et la gendarmerie s’en servent comme de radars volants.

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Objectif : remplacer les hélicoptères

En mettant en place ces nouveaux outils, le ministère de l’Intérieur souhaite limiter les déplacements des forces de l’ordre en hélicoptère qui représentent une facture salée à chaque sortie. Les périodes de vacances sont en plein dans le collimateur de ce projet, les axes français y enregistrant leurs plus grandes fréquentations.

Déployés dans le ciel, les drones de police et/ou de gendarmerie pourront, « repérer tout ce qui est dangereux », explique le ministère de l’Intérieur cité par Les Échos. Dépassement par la droite sur l’autoroute, vitesse excessive, franchissement de ligne blanche ou distance de sécurité trop courte sont autant d’incivilités qui seront captées par la caméra du drone en service.

Mobile, l’aéronef pourra soit rester posté en vol stationnaire, soit suivre le trafic ou un véhicule en particulier. Il n’embarque pas de radar à son bord, mais renvoie son image à un dispositif au sol qui, en  cas d’infraction, peut dépêcher une patrouille pour intercepter le contrevenant.

Si le projet est emballant, il n’est pas non plus exempt de défauts. En l’état, il ne tient pas compte du survol des zones privées ou encore des risques que pourrait engendrer le crash d’un drone sur la route en cas de panne.

En attendant, des radars leurres

Pour l’heure, le ministère de l’Intérieur ne se cantonne pas à ce prototype et a annoncé le déploiement de 10 000 radars leurres d’ici à trois ans. Boîtes de radar vides ou panneaux avertisseurs sans radars au-delà seront ainsi installés. Dans le second schéma seront utilisés des radars mobiles qui pourront être ou ne pas être aux endroits signalés. Qu’importe, « ces radars factices seront rapidement signalés par les utilisateurs d’avertisseurs de radars, ce qui les rendra inutiles », explique Claude Got, expert en sécurité routière.

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