Les téléphones portables interdits à l'école ?

Très attendu, le rapport du « Grenelle des ondes » ouvert par le ministère de la Santé en avril dernier vient d’être rendu public. Mesure phare, l’interdiction des téléphones portables dans les écoles primaires, trop timorée selon les associations.

Aucune conclusion sur la dangerosité des ondes

Comme prévu, le rapport n’a émis aucun avis sur l’innocuité ou la dangerosité des ondes. Les études scientifiques n’ayant encore aucune certitude sur le sujet. Mais le principe de précaution a été retenu pour les élèves des écoles primaires. Une recommandation du rapport a ainsi été faite dans ce sens et soutenue dans la foulée par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’Économie numérique.

D’autres recommandations on été émises, comme la disponibilité par les opérateurs de forfaits bloqués SMS sans possibilité d’appeler (un téléphone émet bien moins d’ondes lors de l’envoi d’un SMS qu’en appel) ou la mention obligatoire dans tous les points de vente du débit d’absorption spécifique du téléphone.

Pour les associations, c’est une réelle déception. Aucune baisse du seuil d’émission des antennes-relais n’a été recommandée. Seules quelques expérimentations seront mises en place avec une baisse à 0,6 V/m dans trois villes. Dernier espoir pour ces associations (Priartém, Agir pour l’environnement et Robin des toits), le rapport que remettra l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) en septembre prochain sur les effets des ondes.