BlackBerry bridé aux Emirats arabes unis

« Dans l'intérêt public, nous avons informé aujourd'hui les fournisseurs des services de télécommunications dans le pays, de notre décision de suspendre ces services », a déclaré Mohammed le-Ghaniem, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications.

L’agence de presse officielle des Émirats arabes unis (EAU) est claire sur les raisons de cette décision : « Cette décision est fondée sur le fait que, dans leur forme actuelle, certains services de Blackberry permettent aux utilisateurs d'agir hors de la juridiction, entraînant des problèmes au niveau social, juridique et de sécurité nationale ».

Des solutions alternatives

Contrairement à ses concurrents, BlackBerry centralise les données sur ses serveurs avant de les dispatcher sur les téléphones de ses utilisateurs. Avec 500 000 utilisateurs aux EAU, cette interdiction pourrait engendrer de nombreux problèmes de communications. Les deux opérateurs du pays, Etisalat et Du ont donc reçu comme consigne de proposer à leurs abonnées des solutions équivalentes alternatives.

Du côté de l’association Reporters sans frontières, on voit cette décision d’un très mauvais oeil : « Le gouvernement voit les services proposés par BlackBerry, notamment son service de messagerie instantanée, comme une entrave à sa stratégie de renforcement de la censure, du filtrage et de la surveillance. »