Emule Paradise, ça ne vous dit rien ? La Justice, elle, s’en souvient

C’est hier, 9 février, que s’est ouvert le procès au pénal de Vincent Valade, créateur du site Emule Paradise, plateforme à succès de téléchargement illégal au milieu des années 2000. Épinglé, il devait être jugé avec cinq comparses en 2011, un passage sur le grill qui avait été repoussé maintes fois jusqu’à aujourd’hui.

Si le streaming et les torrents font les choux gras des internautes en  2015, d’autres méthodes de piratage avaient le vent en poupe il y a 10 ans. Emule était alors la star d’Internet, permettant de partager des contenus entre utilisateurs, de la même manière que les torrents. Plus on partageait et plus on recevait. Une technique qui a vu bon nombre de films, musiques et jeux vidéo passer d’ordinateur en ordinateur en outrepassant les droits d’auteur jusqu’à la chute de Razorback 2en février 2006, principal serveur utilisé sur les réseaux eDonkey et eMule.

Dans cette toile illégale, Emule Paradise jouait le rôle de relai en fournissant des liens de téléchargement à utiliser avec un client eMule. Aujourd’hui, ses responsables sont accusés d’avoir entraîné le téléchargement illégal de 7113 films entre 2005 et 2006, période à laquelle le site enregistrait une fréquentation record avec 300 000 visiteurs par jour. La partie civile, constituée de producteurs et distributeurs de films, réclame huit millions d’euros de dommages et intérêts à l’ensemble des prévenus.

De son côté, Vincent Valade, 29 ans aujourd’hui, risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement ainsi que 300 000 euros d’amende. À cela, il faut ajouter entre 400 000 et 500 000 euros que lui réclame le fisc sur la base de revenus non déclarés. Selon les enquêteurs, il aurait touché aux alentours de 418 000 euros via la publicité et aux liens entretenus avec eMule et un site de contenus pornographiques.

Emule Paradise en 2006Emule Paradise en 2006

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