ExoMars : on a perdu de vue la sonde envoyée sur Mars

La mission européenne ExoMars devait atteindre son point culminant, avec la mise en orbite de la sonde Trace Gas Orbiter (TGO) autour de Mars, et l’atterrissage du module Schiaparelli à la surface de la planète. Malheureusement, l’Agence spatiale européenne (ESA) indique avoir perdu le contact avec le module, et ne peut pour l’instant pas confirmer son arrivée sur la Planète rouge ni relever de données.

Cette phase très particulière de l’opération avait commencé ce mercredi 19 octobre, alors que le module entrait dans l’atmosphère martienne à une vitesse de 21000 km/h, et que les parachutes visant à amortir son arrivée à la surface se sont déployés sans encombre. C’est à partir de ce moment-là que le contact a été perdu, et n’a pas été rétabli depuis. L’ESA a alors tenté de s’appuyer sur des satellites déjà en orbite autour de Mars, notamment son satellite Mars Express ou celui de la NASA, Mars Reconnaissance Orbiter. Ces deux satellites n’ont toutefois pu que confirmer l’arrêt des communications avec le module, et ce avant même son contact avec le sol martien.

Pour Jan Woerner, directeur général de l’ESA, la perte de ce module ne serait toutefois pas une catastrophe à long terme : « cette partie de la mission était un test et le principal est que les données des capteurs lors de la descente ont été récupérées », explique-t-il. Cette partie de la mission, comme le dit Jan Woerner, n’était en effet que la première, la deuxième est quant à elle prévue pour 2020, et prévoit le déploiement d’un véhicule autonome sur Mars. Pour l’instant, l’ESA ne remet pas en cause la tenue de cette deuxième étape dans les délais prévus, mais devra cependant analyser en détail les problèmes rencontrés lors de cette mission pour éviter le pire.

La sonde Schiaparelli devait quant à elle analyser l’atmosphère de Mars grâce à divers instruments : température, pression, force des vents, fréquence des tempêtes ou mesure des champs électriques auraient été autant d’informations qu’elle aurait pu faire parvenir à l’ESA, et sur lesquels les scientifiques ont assez peu d’informations précises. Il reste à l’ESA à célébrer le succès de la mise en orbite du satellite TGO, deuxième satellite européen à scruter Mars depuis son orbite. Elle devrait fournir aux scientifiques sur Terre de plus amples informations sur les plus hautes couches de l’atmosphère de Mars, notamment une analyse des différents gaz qui y sont présents.

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